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André COQUILLET, résistant dans la région de Montargis (1908-1944)

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André COQUILLET, résistant dans la région de Montargis (1908-1944)

Message par Fab le Jeu 12 Juin - 1:26

Une plaque est apposée sur un mur au 4 Rue Jean Jaurès de Montargis. Elle porte la légende "Dans cette maison a vécu le maître coiffeur résistant André Coquillet Lieutenant F.F.I. Né le 28 avril 1908 à Cepoy Martyrisé par la Gestapo Mort pour la France le 3 août 1944 A St Firmin /Loire Ses amis résistants "

Grâce à cette plaque et à la bribe d'anecdote qui y est écrite, nous avons découvert l'histoire d'un maquis, celui de St-Hilaire-sur-Puiseaux, nous avons appris le récit du 3 août 1944 au château de Bellevue. Mais le plus important, c'est qu'André Coquillet ne soit plus un simple nom de rue pour nous. A présent, son nom évoque le nom d'un homme honorable et courageux.
Dès 1943, un groupe de Résistance indépendant se forme au château de Belle Vue à Nogent-sur-Vernisson. Il réunit un grand nombre de personnes adhérant à divers mouvement: M.Corjon, MM. Thebault et Couttenier de " Libération-Nord ", M. Chazal de Vengeance ", M.Charié…Une conférence est organisée pour unifier les différents résistants, mais les divergences restent profondes.

On compte, à cette époque, deux délégués militaires départementaux. Tandis que la majorité des maquis du Loiret sont sous les ordres du colonel O'Neill, un petit nombre d'entre eux est dirigé par le colonel Chazal : Nogent-sur-Vernisson, Briare et Sain Firmin-sur-Loire.

Un coiffeur de Montargis, F.F.I. M. André Coquillet, organise un petit maquis à Saint-Hilaire- sur-Puiseaux. Le maquis de Briare, installé à Saint Firmin, le rejoint et le centre de l'organisation se trouve au château de Bellevue. Le 19 juillet, au cours d'une conférence, André Coquillet est cargé par M. Corjon de la région de Briare. M. Charrié lui confie l'entretien des maquis placés sous ses ordres.

Au mois de juillet, Coquillet prévient Corjon qu'une certaine Annick Boucher (cf. p61), retenue au maquis de Lorris, s'est vantée "d'avoir leur peau". Mais celle-ci est protégée par le groupe Bourgeois, de Montargis. Les divergences entre ce dernier et le groupe Coquillet en sont accentuées. Mais les problèmes ne font que commencer: le 1er août, un parachutage d'armes doit avoir lieu, mais le message d'envoi est intercepté par les Allemands. Ceux-ci arrêtent et condamnent trois résistants impliqués dans l'affaire.

Le 3 août, à 10h30, André Coquillet et M. Corjon arrivent au château de Bellevue. Une heure plus tard, deux voitures de la Gestapo s'arrêtent devant le bâtiment. Sept hommes armés, qui semblent étonnement bien connaître les lieux, se précipitent à l'intérieur. Dehors, 132 SS du régiment de Sécurité 1010, copieusement armés, encerclent le massif de Bellevue. Les Allemands ont été informés qu'une réunion, regroupant des chefs de la résistance, devait avoir lieu. Ce qu'ils ignorent, c'est qu'ils ont une heure d'avance. Mais loin d'être freinés par ces délais, ils arrêtent MM. Coquillet et Corjon, ainsi que l'épouse de celui-ci. Les deux hommes sont soumis à un interrogatoire durant lequel ils sont torturés. Malgré les horribles sévices qu'ils subissent, ils ne trahissent pas leurs confrères, ce qui énerve d'autant plus leurs bourreaux agacés par une telle opiniâtreté. Coquillet et Corjon sont conduits au château des Praslins, siège du commandant allemand Maschler, à Nogent.
Vers 17 heures,les courriers de Saint-Firmin, Lucien Leroy et Robert Florentin, arrivent à Bellevue. Ils aperçoivent les hommes de la Gestapo mais, ceux-ci étant en civil, ils les prennent pour des maquisards et ne se méfient pas. Ils sont alors arrêtés et conduits, à leur tour, au château des Praslins. Là-bas, André Coquillet et Robert Florentin sont conduits en voiture à Saint-Firmin. Malgré les coups qu'on leur assène, ils ne livrent pas l'emplacement du maquis. A 20 heures, ils sont abattus au bord du chemin, dans des conditions inhumaines et insupportables. Robert Florentin n'avait que 27 ans, André Coquillet 33.

Le maquis est cerné dans la soirée. Buyser résiste héroïquement avec ses huit hommes, armés seulement de mitraillettes. Il ordonne à ses compagnons de fuir et les défend jusqu'au bout, avant de se tirer une balle dans la tête, pour ne pas être pris par les allemands. Il était âgé de 44 ans.
Le 4 août, M. Corjon fait ses adieux à sa jeune fille de 12 ans, la chargeant d'un dernier message pour ses confrères résistants : "Tu leur diras à tous que j'ai fait mon devoir de français et que je n'ai rien dit."


Source : http://apprendreenligne.net/bouat_98_99/coquillet.html

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