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La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

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La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

Message par Fab le Jeu 26 Aoû - 22:57

C’est le seul exemple de reddition d’une division allemande entière aux troupes américaines. Tellement original que l’événement fut filmé, diffusé aux Etats-Unis et parut en bande dessinée.

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60 000 soldats allemands stationnaient dans le sud-ouest de la France. Le 19 août ils reçoivent l’ordre de regagner l’Allemagne en contournant le Massif Central. Trois colonnes de 20 000 hommes sont formées : deux motorisées, une à pied sous les ordres du général de division Botho Henning Elster, cette dernière devant traverser la Loire à Decizes. Troupes disparates disposant d’armement rudimentaire, constituées de convalescents de l’Est, d’artilleurs, de gardes frontières, d’observateurs aériens, de démineurs et de 8 000 marins. Cette colonne à pied part de Dax, passe par Angoulême, Poitiers. Des étapes de 30, 40, 60 km par 24 heures (marches de jour ou de nuit), le record 73 km. Le 6 septembre la colonne atteint Châteauroux mais le général rend compte que la queue de la colonne est encore à Poitiers, à 100 km. Les éléments de cette colonne sont harcelés par les FFI qui profitent des lieux propices aux embuscades ( exemples : portion de route encaissée entre Chauvigny et Saint-Savin – franchissement de la Vienne à Chauvigny ).

Le général Elster avait auprès des Américains : « une réputation de respectabilité ». Il avait donné des ordres très stricts à ses troupes, ignorant l’ordre du grand Etat-Major de faire sauter des infrastructures "cela aurait porté préjudice à la population française or ce n’est pas contre elle que nous faisons la guerre" . Il avait présenté ses excuses au Préfet de Poitiers pour les régions persécutées par les deux colonnes motorisées.
Le 7 septembre, mitraillage de la colonne entre Châteauroux et Issoudun. Jugeant ses hommes à bout et qu’en combattant, avec leur armement rudimentaire, « le carnage aurait été terrible », par ailleurs sans réponse de ses supérieurs, par l’intermédiaire du Comte d’Ornano (dans le château duquel il avait établi son PC) , il prend contact avec les FFI. Une réunion a lieu au château du duc de Maillé à Châteauneuf-sur-Cher. Condition de la reddition : se rendre aux forces alliées ( les Américains étaient à Orléans depuis le 20 juin)
Cette reddition est signée à la sous-préfecture d’Issoudun le 10 septembre à 17 heures par 3 Américains, 2 Anglais, 3 Allemands ; 3 Français sont seulement présents. Le général Elster remet 8 millions de francs, l’argent de sa division, au Préfet de l’Indre « pour les dommages occasionnés ». Colère du colonel Bertrand commandant du 1er Régiment qui vient d’être créé, « impression d’être spolié des honneurs militaires par l’arrogance des Américains….Ils me volent mes Allemands… ». Il exige une seconde signature ; Elster accepte, elle a lieu à la mairie d’Arçay (Cher). La reddition officielle aura lieu à Beaugency où est installé un camp de prisonniers . Les Allemands partent en trois groupes avec leurs armes, ils n’ont pas été désarmés plus tôt, les négociations ont été dirigées par les Américains qui ne voulaient surtout pas que les armes soient récupérées par les FFI et surtout les FTP (communistes). Par ailleurs une crainte : Hitler avait ordonné aux soldats, passant outre à la hiérarchie militaire, d’abattre tout officier qui donnerait l’ordre de capituler. D’où ce fractionnement en trois groupes pour diminuer les risques de combat par ceux qui ne voulaient pas se rendre.
A Beaugency, le 16 septembre, mise en scène « hollywoodienne », officiers généraux face à face, le général Elster fait une déclaration dont les termes ont été discutés » : La situation militaire ayant contraint le haut commandement à priver mes troupes de ses unités combattantes, je ne suis plus en mesure de parvenir, le fusil à la main jusqu’à la frontière allemande. En conséquence je livre mes troupes à pied et tout leur équipage à la 3e Armée américaine conformément aux accords signés »
Il remet son revolver, salue, salut américain, défilé des troupes allemandes avec drapeau. Très exactement 19 605 Allemands se rendent.

Le général Elster prisonnier dans le Missouri est changé de camp à plusieurs reprises et protégé, des prisonniers ayant juré de le tuer ainsi que ses officiers. Il est libéré en 1947. Le Conseil de guerre du Reich justifie sa condamnation à mort par contumace : « L’accusé a fait preuve d’une humanité déplacée et dangereuse ».
En 1948, fin de l’enquête de dénazification. La Cour rend un jugement pour le moins surprenant à l’encontre d’un haut gradé : elle le décharge de toute accusation. Le dossier contient des indications selon lesquelles Elster était lié aux opposants militaires ayant organisé l’attentat manqué contre Hitler le 2O juillet 1944.

Le général Elster est mort d’une crise cardiaque à 58 ans en 1952.

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La colonne Elster se composait des effectifs suivant :
2 Officiers généraux
729 Officiers
3 876 Sous-officiers
15 134 Hommes de troupe
591 voitures de tourisme
375 camions
58 motos
1 171 véhicules hippomobiles
2000 chevaux
698 bicyclettes
436 mitraillettes
24 000 fusils
284 mitrailleuses lourdes
557 mitrailleuses légères
6 lance-grenades
43 canons de campagne et de D.C.A,

Cet épisode fut le sujet d'un reportage sur Arte en 2004 :
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Dernière édition par Fab le Ven 10 Déc - 1:38, édité 2 fois

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Photos de la capitulation du général Elster

Message par Fab le Jeu 25 Nov - 22:23



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Lt. Col. Bertram Kalisch, left, Forest Milles, LI, NY, and Lt. Col. J. K. French, right, Fairfax County, VA, discuss terms of surrender with German Maj. Gen. Erich Elster and his staff at the River Loire. Although the General is surrendering 20,000 troops, he seems cheerful. Romorantin, France, 09/15/1944.

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Surrounded by members of his staff, German Major General Erich Elster, addresses his 20,000 remaining men at Romorantin near the Loire River, France, telling them that he has jusr concluded arrangements to surrender with them to the American Forces. 09/15/1944

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Nazi Maj. Gen. Erich Elster, surrounded by his staff, discusses terms for the surrender of himself and his 20,000 troops at the River Loire. Lt. Col. J. K. French, Fairfax County, VA, second from right. Romorantin, France. 09/15/1944

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Terms and conditions of surrender are discussed by Lt. Col. Jules K. French, U. S. Liaison Officer and German Maj. Gen, Erich Elster and staff, as they leave for formal surrender at Beaugency, France. The Nazis surrendered 20,000 troops. 09/15/1944


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Dernière édition par Fab le Ven 25 Fév - 6:45, édité 1 fois

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Re: La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

Message par Fab le Jeu 25 Nov - 22:26


texte en anglias qui relate la reddition du général Elster

One of the strangest mass surrenders in current military history is about to take place on the south bank of the LOIRE RIVER, where an estimated 20,000 Germans of the Luftwaffe, Wehrmacht, and Marines are converging by three routes to the vicinity of ORLEANS where they will lay down their arms.

The force is commanded by Major General Erich Elster, late fieldkommandantur of Biarritz, who on Aug 26, was given the mission of rounding up all the German troops along the Spanish border and Bay of Biscay, regrouping them, and starting them on the long trek back to safety within the borders of the Reich.

General Elster’s entourage started with more than 6,000 of the Wehrmacht, and more than 7,000 Marines who were originally stationed on the coast. In accumulating the force, the general also acquired some 400 civilian automobiles, 500 trucks and 1,000 horse-drawn vehicles.

Other Germans were fleeing the trap which was being formed by inroads of the Seventh army in the South of France, and the fast moving columns of the Third Army dashing for the West Wall, which made General Elster’s polyglot force take a tailend position . He was initially protected by a screening force which paralleled the Americans on the south bank of the LOIRE, but as soon as the main element of the Germans in escape became pressured by aerial harassing, and the screening units were compelled to get off the river bank by strength of American artillery, Elster became commandant of a column stretching unprotected more than 30 tortured miles along the road.

The maquis was chewing at his heels and his flanks, while the 9th Air Force reduced much of his rolling stock to a shambles with strafing attacks.

During the period the Germans were sturdily defending the river bank, Major General Robert C. Macon, commanding the 83rd Infantry Division was trying to force a crossing of reconnaissance elements from his division, and the task of making the initial probe into enemy territory fell to an Intelligence and Reconnaissance platoon, commanded by an Ohioan, Lt Samuel W Magill, 24 of Ashtabula.

Each time the I & R men approached the LOIRE with an idea of carrying themselves to the south bank, they came under immediate and heavy small arms fire. Several times they were repulsed in the vicinity of MER, and would go back a long the north bank road to take up observation posts and wait.

On the night of Sept 1, Lt Jean Andre Hamel, a French maquis officer assigned to the I & R platoon, crossed alone, grabbed a motorcycle, and made a preliminary run over the immediate sector. The Germans caused him little concern, but there was a bit of trouble with the maquis who were not inclined to believe him or his credentials.

Meanwhile, two of Lt Magill’s , Pfc James Reilly, 40 yrs old, former truck driver for Hendy Machine Co in Thomaston, CT and Pvt James E Townsend, (19, 516 State St, Petosky, MI) slipped over the LOIRE and constituted the sole American strength south of the river for the next two days.

When Magill’s buildup was at its peak, and he had all his unit scattered from the north bank to patrol charging up and down the river net south of the stream, he was doing a chore for the division on a 40-mile front 30 miles deep into German territory all with an operating strength of 24 men.

General Elster’s column was still in trouble and the maquis snapped at it from the woods, while the air force covered in an unfriendly fashion overhead.

On the morning of Sept 8th, Lt Magill was approached by two members of the maquis and told there was a German general further south of his post who wanted to talk surrender terms. He was willing to surrender to the Americans if there were any in the vicinity but he would not consider turning his men over to the French. He demanded proof that there was a force of Americans, however, of two battalions or more, across the LOIRE in honor that his honor be satisfied - - - two battalions of Yanks being considered equal to 20,000 Germans on the present rate of exchange.

Lt Magill started dealing, but on Sep 9th, told by his commanding officer, Col Edwin Crabill, that the total battle strength was off, informed General Elster that there could be no salving of German honor, that he would either give himself up or make out as well as he could with the maquis and the 9th Air Force, both of whom were having a field day.

On Sep 10, General Bacon and a delegation of high staff officers from the Ninth US Army, had a conference with General Elster, and came to official terms of surrender of the German troops. In almost every case the previous terms suggested by Lt Magill were upheld, and, in substance, to paraphrase Prime Minister Winston Churchill, never had so many surrendered themselves to so few.

General Elster was told to (1) keep his weapons to protect his column from wandering bands of guerrilla fighters who might not understand a surrender was in progress and fall on the troops, (2) the weapons of all types would be surrendered at LOIRE, (3) the Germans would come north in three columns to bring them out with 7,000 Marines at ORLEANS, the 6,000 Wehrmacht at BEAUGENCY, and the 6,000 Luftwaffe at MER, 94) the German General was to give his word that there would be no firing by the Germans, and (5) if any of his strength looked like it might not take orders from him, he was told the 9th Air Force would continue to hover about to act as incentive for all his men to listen to his commands.

Next step in the elaborate give-up was for the German General and his staff to be moved north to establish a command post

under the eyes of the Americans, and the German columns, to march about 20 miles a day, were to hit the road on Sep 12. This would make them arrive at the point of formal surrender by the LOIRE on Saturday Sep 16 or 17.

To conduct the column forward and keep check on their movements, three Americans were sent to the German command post from Lt Magill’s outfit – - - Pfc Ralph E Anderson (23, 662 East King St, Lancaster OH). Pvt Arnold E Goodson (21, Wolf Creek TN), and Tec 5 Christopher E Vane (29, Washington Blvd, Baltimore MD).

Shortly after them came a radio crew in a jeep – Tec 4 Morris C Robinson (26, 515 River Rd, Ft Thomas KY), Tec 4 Darrell E. Thorp (22, RFD 2, Montpelier OH), Tec 5 James L Amiot (23, 975 Shuler Ave, Hamilton OH), and Private Lorenzo E Sanchez (19, Veguita, NM). With the radio crew went its mongrel mascot, a 3 months old dog picked up in Normandy where she had be orphaned by shrapnel. Named Blackjack 28, after the call letters of the radio set, the dog is an object example of how one may thrive on the chopped egg yolks and pork in K-Rations, which is all she lives on.

Strange were the people with whom this little band of Americans associated more than 40 miles from the nearest supporting American units. The division sent LTC J K French, fortyish, polished, veteran of the surrender dickerings of the Isle De Cezembre, from Merrifield, Fairfax County, VA to head the small assembly at the German Command Post. Lt Magill set up his headquarters at ROMORANTIN, and every night at his table during the negotiations period, a German artillery colonel sat down to eat with the handful of Yanks. One noon, Magill showed up at the headquarters with a buxom blonde German woman, late interpreter for the gestapo who had been turned over to Magill by the Reich and was glad to be in the hands of the Americans. She became familiar around the headquarters, too, all of which mystified the French populous of the town, but they were inclined to allow the Americans to handle the situation as they saw fit.

The I & R platoon spent a nervous week leading to the actual surrender. It had almost alone been able to initiate the dealing and the terms which won them one of the big prisoner prizes of the war, but every day the columns were on the road, platoon members had to seat out the chance that some wild shot at some column might undo the whole program.

When the Germans file across the LOIRE into the big prisoner pen, then and the only, will this gang of modern Sergeant Yorks be able to rest.

The following is a list of Lt Magill’s platoon who crossed the Loire:

Lt Samuel W Magill, 24, Ashtabula OH; Pfc Robert L Houseknecht, 27, Muncz Valley, PA; Pvt James E Townsend, 19, Petoskey, MI; Pvt Chester R Finkhousen, 22, Payne OH; Cpl (Acting Sgt) Robert W roller, 23, Clover VA; Tec/5 David Alcala, 23, Laverne CA; Pfc James H Reilly, 40, Thomaston CT; T/Sgt Herbert E Berner, 34, St Louis MO; Pvt Michael J Marino, 22, Willoughby OH; Pvt Arnold R Goodson, 21, Wolfgreen TN; Pfc Ralph E Anderson, 23, Lancaster OH; Tec/5 Christopher E Vane, 29, Baltimore MD; Pvt Albert Biro, 24, Cleveland OH; Pvt Robert F Glasgow, 20, Wheeling WV; Pvt Michael J Demeter, 21, Cleveland OH; Pvt Edward J Mank, 23, Lawrence MA; Cpl Howard Sistler, 30, Batavia IL; Sgt Edward Hatcher, 22, Beckley WV; Pvt Donald E Wilkinson, 23, Wellsville OH

The Program for the Surrender reads as follows:

September 16 – At 1500 on the south bank of the LOIRE RIVER, where the roads converge at the Beaugency Bridge, US Army Generals and their staffs will receive the official surrender.

An honor platoon of K Company, 319th infantry, will form behind the Generals.

LTC Jules K French, who has acted as the American liaison officer at the German command post and participated in the settling of terms, will lead the convoy of German cars of General Erich Elster and staff to a point near the bridge, where they will get out of their cars.

LTC French will advance, salute the senior American General present, and report the arrival of the Germans to surrender. He will then return to bring the Germans forward and introduce them to the Americans

General Elster will then hand over a weapon as token of surrender, and announce that he is surrendering his forces to the army of the United States.

September 17, 1944 – Arrangements will be made to take correspondents across the LOIRE RIVER southward where they will be allowed to join the line of march to the prisoner of war pens.

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Fab
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Re: La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

Message par Pascal Danjou le Mar 19 Aoû - 3:08

Fab a écrit:
La colonne Elster se composait des effectifs suivant :
2 Officiers généraux
729 Officiers
3 876 Sous-officiers
15 134 Hommes de troupe
591 voitures de tourisme
375 camions
58 motos
1 171 véhicules hippomobiles
2000 chevaux
698 bicyclettes
436 mitraillettes
24 000 fusils
284 mitrailleuses lourdes
557 mitrailleuses légères
6 lance-grenades
43 canons de campagne et de D.C.A,

[font=Arial Black]

Dans ce chiffre, la présence d'au moins deux AMD 35 Panhard 178 modifiée n'est jamais relevée, comme celle ci photographiée par un GI lors de la reddition de la colonne :

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Re: La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

Message par Invité le Mer 20 Aoû - 23:36

la présence d'au moins deux AMD 35 Panhard 178 modifiée n'est jamais relevée a écrit:

Quelle unité?

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Re: La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

Message par Pascal Danjou le Jeu 21 Aoû - 0:14

Disons qu'à l'évidence c'est une unité de la Luftwaffe.

Pascal

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Re: La capitulation de la colonne ELSTER (Beaugency, 16 Septembre 1944)

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