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Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

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Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par Invité le Mer 27 Nov - 2:06

Je vais traduire pas à pas l'extrait du livre sur L'opération Gain, qui est intéressant sur les événements lié au Loiret:

1er paragraphe: Présentation détaillé du Major Ian Fenwick...

L'opération Gain, qui a été attribué au 3e compagnie de la 1ere unité  de combat de SAS, a été menée par l'Escadron D sous le commandement du Major Ian Fenwick. Un nouveau venu dans l'unité, Fenwick s'était enrôlé dans le Kings Royal Rifle Corps en 1939, mais avait passé une grande partie de la guerre comme officier de renseignement des unités auxiliaires à Somerset. Avant il était bénévole pour le régiment, avant d'être libéré de cette obligation. Malgré  une expérience improbable comme illustrateur de livres et de dessins animés, il se sentait bien dans le désordre, mais il conservait la réputation d'un « fou sans croyance» qu'il avait gagné avec les unités auxiliaires: l'un des bénévoles du Somerset a rappelé plus tard,  qu'il avait l'habitude inquiétante d'une "bombe vivante prête à exploser"  toujours prêt à "vous faire bouger", mais une autre personne a commenté plus sérieusement que quiconque «Personne ne discutait avec Fenwick". On pouvait arriver à rien"." Sa détermination est littéralement, ce qui a provoqué sa mort" .

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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par Invité le Mer 29 Jan - 1:01

Je continue à traduire, parce qu'il n'y a pas de version Française de ce texte (à ma connaissance). Le but n'est pas de s'attirer "les foudres de l'auteur", mais d'enrichir cette histoire peu connue:

suite:

"Les objectifs de l'opération Gain ont été définis par la directive des Opérations n ° 22, publié le 12 juin. Elles étaient simples: pour couper les lignes de chemin de fer dans un secteur délimitée par Rambouillet, Provins, Gien, Orléans et Chartres.Les voies de chemin de fer concernées sont: la ligne principale double reliant Troyes et d'autres villes à l'Est avec le champ de bataille de l'opération Overlord, via Orléans et Chartres, principale voie double suivant la ligne principale reliant Troyes et le secteur de bataille , via Orléans, Tours, le Mans et Argentan. Mais plusieurs embranchement sillonnent la région. L'opération devait commencer dès que possible, et devait durer trois semaines.
Les premiers éléments SAS de l'opération Gain sont larguées les nuits des 13 et 14 juin. Le premier groupe, sous les ordres du lieutenant Jimmy Watson, arrive au sol. Le deuxième groupe complet, une équipe de six, 2 sections du capitaine Jock Riding, est parachuté sur une zone de largage codé "ermite" zone de la section F du SOE, à l'ouest de Pithiviers. Watson a trouvé l'une des trois lignes de chemin de fer vers lequel il avait été dirigé. Elle a été maintenu en permanence hors de la zone par la RAF et les deux autres désaffectée; mais Riding les a utilisé".


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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par Invité le Dim 13 Avr - 2:36

suite:

Le groupe a commencé ses opérations offensives dans la nuit du 17 juin.  En dépit d'être efficace sur le moment, au cours des douze jours suivants, les SAS ont à plusieurs reprises coupé  Malesherbes-La Chapelle-la-Reine, Malesherbes-Puiseaux et lignes Fontainebleau-Nemours. Ils ont fait dérailler un train de  marchandises sur la première de ces lignes.
 Fenwick, fort de ces six  Escadron, qui comprenait SSM Jim Almonds - un "Kabrit original" et l'un des hommes les plus expérimentés et les débrouillards de la brigade, qui avait déjà remporté la médaille militaire à deux reprises. La zone de largage de Riding  a été utilisé dans la nuit du 17 juin.  Les hommes sont installés dans un campement dans un environ proche mais isolé de bois que Fenwick avait présélectionnés à l'aide de photographies aériennes. Déjà, Riding et Watson étaient venus (séparément) à la conclusion que les maquisards de la région étaient un groupe mixte, désorganisé, plus enthousiaste et mal formés et équipés, malgré la présence du circuit "Ermite". La topographie de la région était loin d'être idéal pour le mission des SAS. Elle est en grande partie agricole, et donc «géré», possédant aucun des caractères sauvages et naturels du Morvan. Et Elle offre moins de possibilités de dissimulation efficace que ce qui était prévu finalement pour "un grand groupe de soldats britanniques".
Pour les douze premiers jours , tandis que les hommes arrivés récemment n'ont pas été engagé, les opérations de Gain sont effectuées à pied. Elles ont donc été limités à des cibles proche de leur base: notamment les lignes d’Orléans- Pithiviers - Montargis, Orléans -Bellegarde et Bellegarde- Beaune -la - Rolande. Les lignes de chemin de fer sont devenues un élément important, "une plaque tournante" pour l'approvisionnement du champ de bataille de Normandie;  La RAF avait détruit les ponts de la Loire , au sud et à l'ouest . Almonds a mené une petite opération pour couper la ligne Orléans- Pithiviers. Elle débute  la nuit juste après leur arrivé, et  elle est répétée régulièrement, malgré des marches de nuit longue ou plusieurs kilomètres sont effectués dans plusieurs directions; pour fausser la traque du régiment de  sécurité Allemand  sur l'emplacement des maquis. Il a fallu attendre la fin du  mois pour recevoir les deux premières jeeps, avec leurs pilotes et un mécanicien; ainsi que la majorité des effectifs en hommes. Jock Riding met en place 2 escadres, qui  restent dans le tout premier campement, déplacé vers le sud de la Forêt d' Orléans. Fenwick était déjà inquiet, il craint la trahison, délibérée ou accidentelle, par des maquisards. Ses craintes ne tardèrent pas à être prouvé: lors d'une mission effectué par Riding, il campait vers la ligne de chemin de fer, en Forêt de Fontainebleau, il a été " vendu " par un contact français. Le lendemain, le site a été attaqué par deux compagnies Allemandes de sécurité de Milly. Mais les sentinelles de Riding les ont vu approcher et ils ont pu s'échapper, tuant deux Allemands au cours d'un bref échange de tirs. Riding s'est ensuite occupé de l'objectif principal, coupant la ligne Malesherbes-Puiseaux. Il est ensuite rentré, pour ne pas risquer à nouveau son équipe.

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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par Fab le Mar 15 Avr - 18:29

Merci pour ce texte intéressant, car on ne trouve pas grand chose sur l'opération Gain sur le net.

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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par Invité le Dim 27 Avr - 22:12

Et c'est pas fini!

suite:

Dans la nuit du 4 Juillet, un autre élément SAS formé de onze hommes, dirigé en parti par le Capitaine Pat Garstin , Lieutenant Johnny Weihe son second, devaient être inséré dans la zone Nord de l'opération  Gain , à la Ferté- Alais. Ils étaient seul dans un rayon de cinquante  kilomètres au sud de Paris . Le pilote de l'avion Stirling qui les amenait depuis la base de  Keevil trouve la zone de largage. Il était convaincu que les signaux émit depuis le sol était correct. Il  tourna son avion pour commencer son approche de la zone de largage . Les parachutistes ont dérivé vers la terre dans le clair de lune. Il est évident qu'ils avaient été trahis et pris en embuscade . Les mitrailleuses ont ouvert le feu sur eux, trois hommes ont été blessés et six autres ont  été capturés : les SAS Norman, Morrison et Castelow. Ce dernier est sorti de l'avion indique que le dixième, onzième et douzième parachutistes ont eu la chance, une fois au sol  de s'enfuir dans les bois et ainsi d’échapper à la captivité. Les trois hommes ont rejoins  la sécurité offert par les lignes alliées.  Norman et Morrison  ensemble, ils ont passé 43 jours derrière les lignes ennemies , Castelow après une période en captivité , maîtrisant son gardien, le tue avec son fusil .
Les neufs hommes capturés ont été transférés à Paris la nuit même. Le lieutenant Weihe et le Caporal Howard Lutton sont à l'hôpital ( où ce dernier est mort de ses blessures le lendemain ) , le reste de l'équipe à la charge de la Sipo -SD. Elle les a interrogés sur une longue et brève période, ensuite elle a semblé perdre de l'intérêt pour eux. Cinq semaines plus tard, le 8 Août, et leur grand étonnement, les sept hommes ont reçu des vêtements civils et ont leur a dit qu'ils devaient être échangés pour des agents allemands. Menotté, ils ont été mis à bord d'un camion et conduits vers le nord de Paris. En s'arrêtant dans les bois près de Noailles, où ils ont reçu l'ordre de sortir du véhicule. Un des hommes, Lieutenant / Caporal Serge Vaculik , un Tchèque de nationalité Française qui avait initialement rejoint les 4 parachutistes Français, a ensuite été réaffecté comme interprète , ayant la capacité de comprendre l'allemand. Il a été plus tard  dit, que ce qu'il a entendu était une conversation entre les sentinelles. Ils ont indiqué que tout n'était certainement pas véritable. Il aidait Pat Garstin qui a donné l'ordre de se disperser. Des mitraillettes tirs  (rapportés comme étant des Sten). Il y a une suggestion qui persiste à dire que cette histoire a été conçu comme une belle légende; rencontre entre résistants et parachutistes) sauvagement, les sentinelles Allemandes ont donné la chasse. Lieutenant / Caporal Ginger Jones a trébuché sur une racine exposée et est tombé à plat, les Allemands poursuivent, supposant qu'il avait été touché par des tirs et l'ignora. Il a réussi à échapper en s'enfonçant dans le bois et il s'est caché dans une totale confusion. Vaculik avait prit de l'avance, semant loin de lui ses poursuivants dans le bois. (Ils ont ensuite été enterrés dans le cimetière national de Marissel) Capitaine Patrick Garstin, le sergent Thomas Varey et les soldats Thomas Barker, Joseph Walker et William Young côte à côte. Jones et Vaculik ont finalement été récupéré par la résistance, et plus tard ramené dans les lignes alliés. Lieutenant Johnny Wiehe a été découvert dans un hôpital de Paris après la libération, paralysé de la taille aux pieds et d'une blessure de la moelle. Il a finalement été rapatrié dans son pays natal L'îles Maurice, mais il est mort dans les deux ans.
Les opérations du SOE dans la zone située au sud et à l'ouest de Paris avaient été largement anéanties l'année précédente. C’est la preuve documentaire claire, dans de multiples archives, qui démontrent que le réseau de la section F en question, avait effectivement longtemps été surveillé par la gestapo. En particulier, un agent de la gestapo, le SS- Sturmbannfuhrer Hans- Josef Kieffer, chef de la section IV / E dans la capitale et sans doute appartenant au dispositif de contre-espionnage le plus efficace en France à l'époque. Il a été connu pour avoir placé des agents dans les groupes de résistances  et aussi du début des opérations du SOE  parachutés dans la région, y compris l'équipe " Maçon " capturé dans la nuit du 29 Février 1944. Selon une déclaration faite par le SS- Hauptscharführer Karl Haug, le 7 Mars 1946, il a été membre d'une opération organisée par Kieffer et dirigée par un Schubert SS- Obersturmführer, qui a capturé Garstin et ses hommes. Une partie de l'équipe Allemande devait intercepter l'approvisionnement. Les hommes concernés étaient un peu surpris quand ils ont réalisé que les parachutes ont amené au même endroit les hommes et les conteneurs. L’opération d'arrestation était donc une affaire désorganisé, mais comme nous le savons, elle a été largement couronnée de succès ; Schubert a reçu la II Klasse Kriegsverdienstkreutz (service de Croix de guerre de deuxième classe), en reconnaissance d'un travail bien fait.


Haug ne vit plus rien des parachutistes capturés. Après ils ont été livrés au siège de la Gestapo  rue de Saussaies le lendemain matin. Mais le 7 Août, il a été ordonné de recueillir un groupe de sept prisonniers dans un hôtel utilisé comme prison par la Gestapo place des Etats-Unis à 3h30 le lendemain matin. Il reconnut les hommes qu'il avait appréhendés au cours du parachutage. Les prisonniers ont été placés dans un camion qui a rejoint un convoi de quinze à vingt voitures pour deux heures voyage vers le nord. Ils se sont séparés du convoi juste après le levé du jour. Haug poursuit en décrivant comment le SS-Haupsturmführer von Schnurr, commandant de l'opération, a ordonné aux hommes du camion, qui était garée sur le bord d'une parcelle de bois, de s'avancer d'une centaine de mètres dans le bois dans une petite clairière. Ils sont alignés côte à côte face aux six membres allemands présents, tous armés de mitraillettes. Schnurr a ensuite pris une feuille de papier de sa poche, dit-il, et commença à la lire une courte phrase. Pendant que le SS-Untercharfuhrer von Kapri (qui a travaillé dans la section IV / La section du renseignement radio E, comme l'a fait Schnurr) traduit sa lettre en anglais, Schnurr poursuivi (en allemand): «Vous savez que les saboteurs sont punis de la peine de mort, conformément aux règles de la guerre". Après quoi les deux prisonniers à  gauche de la ligne (en face de Haug) "bondissent avec un cri loin sur la  gauche. Au même moment, tout le monde a commencé à tirer ... il me fut impossible de tirer sur ces hommes avec qui j'avais été autrefois très amicaux. Haug continue:
Trois des prisonniers sont tombés où ils se trouvaient. Les deux autres à côté ont couru une trentaine de mètres dans le bois puis ils se sont dissous. Les recherches maintenant ont commencé à grande échelle. En dépit de la recherche, des deux prisonniers qui avaient réussi à s'échapper, il y avait nulle part où les trouver. Quand nous sommes retournés à l'endroit de la fusillade après environ une demi -heure, l'un des hommes que nous avions pris (probablement Jones) manquait.  Il y avait plus que quatre cadavres là-bas. Nous avons vu une piste, faite en rampant ou en glissant le long, menant dans le bois de l'endroit où l'autre avait été abattu. Nous avons commencé à chercher de nouveau et a nous déplacer  en ligne dans cette direction. Après environ 500 mètres, Ilgenfritz ( SS - Obersturmführer qui était à la tête de la section IV / la section de transport de E ) aperçut le prisonnier courir et il lui a tiré dans les jambes. Lui et les autres officiers étaient d'avis qu'il était l'un des deux qui avait fui. Et que l'un des cadavres avaient été emportés pendant leur absence par les membres d'un groupe de résistance ou de sabotage ... ( Schnurr ) a maintenu que j'étais à blâmer pour un homme ( sic ) qui s'est échappé.

Les trois officiers ont discuté du sort des cadavres. Ils ont convenu de les conduire au prochain village, où une unité de l'armée de l'air a été divisée, et de demander au commandant à mettre un certain nombre d'hommes à notre disposition pour chercher un emplacement pour les enterrer. L'armée de l'air mis environ une compagnie à notre disposition. L'agent i / c devait dire que les hommes que nous avions pris étaient des saboteurs qui avaient été surpris et  capturer au rendez-vous. Tout le quartier a été inspecté une fois de plus par ces troupes, sans succès. Je n'ai pas vu les corps par la suite. Ensuite Schnurr  nous a ordonné de les conduire dans le village, où la colonne avec qui nous avait déposés ce matin y était.

Haug, plutôt hypocritement, a fait de son mieux pour s'écarter des meurtres, mais aussi de faits dont il n'avait soi-disant aucune idée. Par exemple, Schnurr a donné l'ordre d'emmener les prisonniers dans les bois. Il niait avoir donné l'ordre d'exécuter les SAS. Von Kapri  dit: ils devaient être abattus. Il a admis qu'il se croyait  impliquer dans une opération de transfère dans une prison ou un camp, où les massacres seraient menées par un peloton d'exécution. Les exécutions ont été toujours eut lieu dans la cour d'une forteresse ou d'une prison ».

Fenwick ne savait rien de l'interception de l'équipe de Gartsin.  Le manque de fiabilité des communications radio était un sérieux problème. Il a été longtemps sans nouvelle. Maintenant qu'il avait des jeeps, grâce au parachutage, il a commencé à mener des opérations de sabotage plus loin. Il visait maintenant de perturber le trafic ferroviaire et routier en direction d'Orléans, entre le Sud: la forêts d'Orléans, celle de Rambouillet et au Nord: celle de Fontainebleau. En particulier, ce devait être la route de la 9 SS Panzer Division Hohenstaufen et la 10 SS Panzer Division Frundsberg. Elles se sont précipitamment retirées du front de l'Est sans leur matériel et ont été reconstitué en Allemagne. Elles prennent le chemin du champ de bataille de Normandie. Il était également très important d'agir contre le ravitaillement général du front.

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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par Invité le Ven 16 Mai - 7:00

"Suite et fin"

Fenwick a également appris, que le groupe SOE " Ermite " avec qui il avait gardé contact, que les dépôts de locomotives, de toute importance dont un situé à Bellegarde étaient vulnérables. Il envoya une reconnaissance, qui est revenu avec un rapport favorable.  Il commença à planifier une opération. Le plan était simple: conduire les jeeps aussi près de la gare de triage que possible, entrer à pied, placer des charges de démolition avec des fusibles à action retardée dans tous les endroits appropriés et nettoyer la zone avant de partir. L'exécution de la mission s'est avéré être une tout autre affaire. Au début, ils ne trouvent qu'une seule locomotive dans le hangar, où normalement, il devait se trouver une demi-douzaine. Fenwick a placé des charges importantes de pain de plastique, sur les deux vérins, de façon a détourner l'attention des tirs des troupes allemandes en positions dissimulées. Dans l'obscurité et la confusion, les tirs ennemis n'ont pas été efficaces  et les hommes du SAS ont pu se retirer en bon ordre et s'enfuir en jeeps. L’opération Gain avait été trahie encore une fois. Au retour  au camp Forestier, Fenwick n'a pas perdu de temps en ordonnant de trouver un nouvel emplacement en forêt. Il impose des conditions de sécurité très strictes.

En Juillet 1944, des chasseurs-bombardiers tactique alliée, volaient à basse altitude, pour les attaques au sol. C'était une chance pour nous.  Les bombardiers Avro Lancaster de la RAF et  B17 forteresses volantes et B24 Liberator de l' USAAF B24 Liberator  ont rendu le chemin de fer pratiquement inutilisable dans la région. Le ravitaillement Allemand utilise de plus en plus les routes. Le groupe dispose maintenant de plusieurs  jeeps. L'opération Gain qui a reçu des renforts, possède un effectif de cinquante -huit hommes.  Ils sont en mesure d'effectué des opérations régulières et distantes.  Pendant le mois de Juillet, des patrouilles sont réalisées en jeep tous les soirs.  L'approvisionnement en carburant permet les attaques de véhicules ennemies isolés:  un camion plateau pour char près de Ascoux , deux camions sur la route d'Orléans- Pithiviers, un camion citerne de carburant plein  sur la même route. Le trafic Allemand est perturbé et s'effectue de nuit à cause de l'aviation Allié. Les jeeps sont souvent confondues avec des véhicules Allemands dans un convoi. La similitude, de nuit entre les jeeps Willys et son équivalent ennemie la  Kubelwagen n'est pas visible. Les véhicules Allemands sont recouverts de feuillage fraîchement coupé (pareil sur les jeeps)  et la Kubelwagen passe comme un véhicule d'une unité de sécurité.   


Avant la fin de Juillet, Fenwick , après avoir entendu des rumeurs de la résistance d'un ratissage des troupes Allemandes à travers la forêt , a décidé de se regrouper. Tous sauf la troupe du capitaine Riding , ainsi que le CO , le SSM et le sergent Lambert  se sont dispersés. Les lieutenants Bateman et Pearson et leurs sections  se sont joins au Maquis d'Ouchamps à Thimory, soixante kilomètres à l'Est d'Orléans. Le  Lt Watson et sa section sont parties au Nord, vers la forêt de Rambouillet. Riding a fourni une escorte armée à Bateman et Parsons et leurs hommes.  Ils  ont été  transportés dans des véhicules civils réquisitionnés. A Thimory, sur ​​le chemin du maquis,  la jeep s'est incrustée entre quatre camions de transport de chars Allemands.   Riding a décidé de quitter la route principale en faveur d'une route avec moins de trafic.  Un side-car est venu de façon plutôt inattendue ( ils roulait sans feux ) , son conducteur a pris l'angle trop vite , et la jeep s'est renversée ,avant de s'immobiliser à l'envers dans un fossé . La procédure standard pour ce genre d'accident était d'alléger le véhicule et  par la force des muscles, si aucun véhicule n'était disponible, de retourner la jeep. Ils étaient  assisté par trois Français de bonne volonté, mais à peine avaient-ils commencé: un convoi de quatre-vingts véhicules, la plupart d'entre eux réquisitionnées, chacun portant des fantassins allemands, est  passé sur la route à côté d'eux.Avec le recul, il est facile de dire que dans l'obscurité, il aurait été naturel pour les troupes allemandes identifient la jeep renversée comme une Kubelwagen. Néanmoins, le passage de ce convoi et il ne passe pas un véhicule, pas même une moto, sans être vu. Cela a semblé une éternité pour Jock Riding et ses hommes.

La situation dans la région s'améliore à ce moment, les défenses Allemandes du front de Normandie ont commencé à s'effriter, et la fin opérationnelle de la mission Gain est devenu une évidence. La région était loin de ne plus comporter de risques. Cependant le lieutenant Watson, une nuit a roulé dans la ville de Dourdan sans être inquiété. Il avait appris de source sûre qu'elle était libre de tout Allemand. Seulement, un convoi de véhicules ennemi était sur la place de la ville. Watson est passé, Ils ont tiré en l'air,  une fois qu'il fut hors de vue. Il avait vu un petit groupe de soldats autour des camions, et a jugé qu'ils devaient être  leurs pilotes. Bénéficiant du calme, il a décidé d'attaqué la cible, trop tentante.  Il retourna sur la place,  arma les deux paires de Vickers. Les camions furent à porté de vue. Les mitrailleuses crépitent sur les camions. Mais s’ils avaient attendu quelques secondes de plus, ils auraient pu être plus efficaces. Le chauffeur de Watson était en mesure de prendre l'angle sur ​​le champ de tir, mais pas avant le guide / interprète français. Il avait été touché, l'obligeant avec la jeep a contourner le coin (il n'a pas été gravement blessé. il gagne la couverture d'un jardin et réussi à échapper à la capture et retourne au camp de Watson quelques jours plus tard).

Dans son rapport, Watson a la conviction qu'il avait été attendu dans un guet-apens à Dourdan. Et très probablement qu'il avait été attiré là, et ce qui a peut-être été le cas. En tout état de cause, l'incident avait de graves conséquences. Il convaincu les forces de sécurité allemandes que quelque-chose devait être fait pour débusquer les commandos britanniques, avant qu'ils ne deviennent trop puissant. L’Intelligence service a classé l'emplacement du camp de la Forêt d'Orléans, qui avait été occupée depuis trop longtemps, comme risqué.  L'assaut est venu le Dimanche 6 Août, un jour où, comme par hasard, Fenwick était absent au camp Thimory , pour prendre des dispositions pour recevoir Paddy Mayne, qui devait être parachuté  la nuit suivante. Riding et Watson ont tous deux reçu la visite, après avoir effectué le travail de routine, la collecte des carnets de codes de la semaine et les horaires de transmission.

On peut peut-être imaginer la scène: " c'était un après-midi d'été chaud dans la clairière de la forêt où les SAS ont mis en place le camp près d'un mois plus tôt. Il n'y avait pas signe de d'activité indésirable autour du site et les soldats britanniques étaient probablement aussi détendu qu'ils pourraient l'être, si profondément dans le territoire tenu par l'ennemi. Comme ils ont commencé la préparation des opérations de ravitaillement de la prochaine nuit et l'entretien des jeeps, le nettoyage des armes, le dépôt de magasin de munitions et  ce qui constituent les charges de démolition et Lewes et Gammon bombes. En temps d'alerte renforcée, une paire de fusil-mitrailleur Bren ont été installé à une centaine de mètres du camp, mais cet après-midi les positions des sentinelles avancées n'avaient pas été mise en place. En premier, les hommes savaient que l'attaque était accompagnée du bruit sourd des mortiers. Le sifflement des obus descendant et leurs explosions au sol. Mais bientôt ils étaient sous le feu des mitrailleuses, et ils ont vu les silhouettes grises se déplacer entre les arbres.

la situation était une répétition de l'opération  Bulbasket, le matin du 3 Juillet et le résultat aurait pu être similairement catastrophique. Mais dans le cas où il y avait une certaine confusion, mais aucune panique, les hommes saisirent leurs musettes,armes personnelles et des munitions supplémentaires. Ils  ont établi des positions défensives tous azimuts. Les jeeps ont été garées un peu plus loin du camp et il n'a jamais été question d'évasion, par ce moyen.Même s'il y avait eu suffisamment d'espace à bord des véhicules pour tous les hommes. Le  Capitaine Riding  et le signaleur Sgt Bunfield, a réussi à extirper leurs deux véhicules. Pour la majorité des hommes de l'opération, les techniques de campagne et d'instruction sur les armes ont été la clé de leur survie. Les SAS tirent très peu, par rapport aux Allemands. Ils préfèrent attendre la nuit, d'avoir une chance de rompre l'encerclement. A l'aube du jour suivant, le 7 Août, il n'y avait plus un seul homme SAS  dans le camp de la forêt.  Ils avaient  commencé à se regrouper. Avec seulement le nécessaire ils se sont levés, ont pris leurs musettes d'urgence, avec des armes légères, des munitions limitées et seulement trois véhicules. Ils étaient à peine en état de lancer une offensive, mais ils étaient sains et saufs et en bon ordre.  Ce qui était peut-être plus important, dans les esprits des gradés, ayant eux-mêmes été en mesure de contenir les forces allemandes supérieures en nombre. Ce qui semblait stupide dans la trahison, vient d'être prouvé.La première action de Fenwick fut de signaler à Mayne d'annuler son parachutage en forêt d'Orléans (En fait, Mayne a décidé de sauter dans le Morvan pour rejoindre Bill Fraser. Un escadron déjà surplace, s'est aperçu de ce qui se passait dans l'opération Gain).

Le  véritable but, cependant, était de prendre le commandement de la composante de la brigade SAS de l'opération Transsfigure , qui est décrit plus en détail dans le compte-rendu de Kipling .  Fenwick partit  avec le caporal Duffy en tant que conducteur. Le sergent Dunkley aux mitrailleuses Vickers arrière, Lieutenant-Caporal Menginou du 4e SAS comme interprète et un sergent FFI comme guide, à la fois pour faire une évaluation de première main de la situation et de chercher quelqu'un qui pourrait avoir survécu au camp. La jeep a roulé tranquillement  sur les routes du retour.  Mais elle a été repéré dans par un fi 156, un avions d'observation de Storch Fieseler , qui a communiqué par radio un rapport à des éléments sur le terrain. Vers Chambon la foret et pas loin du camp, il a été stoppé par une Française toute seule. Les Allemands, dit-elle, avaient pris tous les hommes et les garçons du village et ils étaient pris en otage." Fenwick prit littéralement la nouvelle sans prendre de soins. Ou pensait-il, qu'elle voulait simplement lui signaler, qu'il y avait une présence allemande, dont il était en mesure de les affronter; nous ne saurons jamais. Pour sa part, il aurait dit quelque-chose comme " Je vous remercie, madame, mais j'ai l'intention de les attaquer », et a ordonné Duffy de conduire sur l'objectif.

La jeep fonce dans le village, elle est accueillie par des mitrailleuses et des tirs de canon de DCA de 20mm. Le Major Ian Fenwick et les deux Français ont été tués instantanément. Fenwick a  apparemment reçu un obus de 20mm à la tête. Duffy a été blessé et s'est affaissé dans la jeep. Mais il a comme même vu le sergent Frank Dunkley se faire emmené, menottes aux poignets, avant qu'il tombe dans l’inconscience. Dunkley n'a jamais été revu, il est présumé avoir été illégalement exécuté sous les ordres du Kommandobefehl. Aucun corps n'a jamais été trouvée, mais son nom est inscrit sur ​​le Mémorial de Bayeux . Le major Fenwick  dont le nom est inscrit sur le Mémorial de Bayeux , est enterré dans le cimetière de Chambon-la-foret . Caporal Duffy a été admis d'un hôpital à l'autre et finalement, il a réussi à s'échapper dans Fontainebleau avec l'aide d'une infirmière Française;  elle a obtenu une blouse blanche d'un médecin et une paire de chaussures dont la pointure ne correspondait pas. Après deux jours d'escapade, il a eu la chance de rencontrer un résistant et il a été caché, jusqu'à ce que les troupes Américaines arrivent.  Après quoi il a été emmené dans un hôpital de l'armée américaine à Milly . Plus tard, il est devenu l'un des militaires Britannique, à recevoir à sa grande surprise, une Purple Heart( La décoration américaine pour les personnes blessées dans l'action, qui a été régulièrement distribué à tous les blessés, dans les hôpitaux de l'armée Américaine.

C'était peu de temps avant l'embuscade qui a coûté la vie de Fenwick et à son équipage. Les membres survivants de l'opération Gain ont rejoint la résistance. Mais bien avant cela, il n’était plus en mesure de mener un combat efficace. Jock Riding a pris le commandement,  quand Paddy Mayne revenu, après avoir été chassé du Morvan le 12 Août; confirme l'inefficacité. L'activité du groupe se résume désormais à l'observation et la collecte de renseignements.

Les lieutenants Bateman et Parsons et leurs sections, toujours en compagnie du Maquis Agrippa à Thimory, sont présents lorsque le camp a été attaqué. De l'infanterie Allemande  appuyée par un escadron de véhicules blindés attaquent le 10 Août. Il n'y eu pas d'autres pertes parmi les SAS  avant l'arrivé des Américains et les opérations ont cessé. Mais un aviateur américain, le lieutenant Eward simpson, a été tué, et le soldat  Arrigo, l'a échappé belle, à la suite de l'attaque sur le camp d'Agrippa. Une voiture du maquis dans lequel ils voyageaient a été mitraillée dans une embuscade. Wilson, a été blessé par deux fois, mais pas grièvement, il a abattu trois de ses agresseurs avec son pistolet, avant d'être blessé à nouveau lui-même; cette fois plus sévèrement. Étonnamment, compte tenu de ses blessures, il a été emmené à l'hôpital plutôt que de rester sur place. Il était toujours là, quand les Américains sont arrivés à la libération. Deux soldats SAS, John Ion et Leslie Packman, ont été capturés le 16 Août et illégalement exécutés. Ils sont tous les deux enterrés dans le cimetière de Chilleurs-aux-bois. Un troisième corps retrouvé avec eux était trop décomposé pour être identifiable, mais il s'agit peut-être du sergent Franck Dunkley. L'opération Gain a été officiellement déclaré  terminé le 19 Août. Les survivants furent bientôt rapatriés (sauf  Almonds et Riding qui ont été "capturés" par les Américains. Ils ont tout simplement refusé de croire à leurs histoires,  particulièrement celle où ils  avaient conduit des jeeps pendant des semaines en territoire occupé). SSM Almonds a ensuite continué sa carrière militaire. Il a prit sa retraite avec le grade de major. En plus de ses médailles militaires, il a également reçu la Croix de Guerre.












 

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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

Message par merovide le Sam 30 Mai - 23:20

Un dessin trouvé sur Internet, de Paddy Mayne et Ian Fenwick dans une jeep:

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Re: Opération Gain traduction "Fire from the forest" Roger Ford

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