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A 17 ans, en 1944, Bernard CHALOPIN était maquisard

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A 17 ans, en 1944, Bernard CHALOPIN était maquisard

Message par Fab le Jeu 15 Aoû - 20:20

Article paru dans la République du Centre le 10/08/13


Quand le maquis de Lorris a été attaqué le 14 août 1944,Bernard Chalopin y était. Avec les maquisards, il a ensuite participé à laLibération d’Orléans, s’est battu contre les Allemands qui se trouvaient au sud de la Loire. Puis ils sont montés à Paris avec la deuxième DB du général Leclerc pour libérer la capitale. Et ensuite la Nièvre et le Nord du Cher. - LA REP Photo

Entré dans la résistance à l’âge de 17 ans, l’Amillois Bernard Chalopin est parti au maquis au début du mois de juillet 1944.

Bernard Chalopin, 87 ans, sera à la cérémonie du souvenir des Maquisards dimanche. Il y a 69 ans, cet enfant de Montereau a combattu au maquis.

1 Son entrée dans la résistance. « Je suis rentré à l'OCM (Organisation civile et militaire), un des grands réseaux de la Résistance, le 15 décembre 1943, après une réunion clandestine. J'avais 17 ans. Je suis entré comme volontaire et je savais que j'allais être ensuite intégré à un maquis. Je ne supportais plus les Allemands en France, le couvre-feu, les arrestations, la perte de liberté. Je me disais qu'il fallait faire quelque chose. C'était mon devoir de jeune de libérer mon pays. J'entendais mon père, qui avait fait 1914-1918, discuter avec ses amis de la défaite de 1940. C'était un déshonneur. Je l'ai fait aussi pour l'honneur de mon père ».

2 La formation militaire avant l'entrée au maquis. « La moyenne d'âge au maquis devait être de 18-22 ans. Nous étions jeunes et n'avions aucune connaissance militaire. Avant que l'on entre au maquis, des instructeurs sont venus de la région parisienne pour nous apprendre le maniement des armes, des explosifs… C'était début juin 1944. On se rejoignait dans les bois deux, trois, quatre fois par semaine, la nuit, par petits groupes de dix. Le lieu changeait tout le temps. Quand l'entraînement était jugé suffisant, on rejoignait le maquis. J'y suis parti au début du mois de juillet ».

3 La vie au maquis. « Dans un premier temps, le maquis de Lorris a été basé au carrefour des Aulnottes. On était plus de 120 hommes, l'effectif d'une compagnie. Il n'y avait qu'une seule source d'eau. On s'était fait des cabanes avec de la fougère, des bruyères… Mi-juillet, des maquisards de Vitry-aux-Loges nous ont rejoints. Ils avaient été attaqués par les Allemands.

On a ensuite été déplacés au camp de Ravoir, à 1 km au sud. Il était plus étendu. Il y avait deux sources d'eau, un ruisseau. On dormait sous des tentes en parachute. On était une dizaine dessous. Dans un troisième camp, une cinquantaine de véhicules étaient stationnés.

Début août, ce sont des maquisards de Chambon-la-Forêt qui sont arrivés, puis d'autres de l'Yonne et près de 150 jeunes qui avaient été mobilisés à Lorris par des chefs de la Résistance locale. Au final, on a été près de 600 au maquis de Lorris.

La nuit, des camions allaient chercher de la nourriture pour le ravitaillement : la viande, le pain…

Dans la journée, on préparait à manger, on nettoyait les armes, on amorçait les grenades. Quand on avait du temps, on jouait aux cartes.

Matin et soir, on avait la levée aux couleurs. Un drapeau avait été fait avec des bouts de parachute. Au rapport le matin, à 8 heures, chaque compagnie était au carré. Les groupes qui allaient en opération la nuit suivante étaient désignés. On apprenait ce qui s'était passé dans la nuit avec la lecture des messages reçus par radio ».

4 Les opérations. « Les attaques de convois, les sabotages de voies ferrées, les parachutages… Les opérations avaient lieu la nuit. On partait en colonne. On suivait un sentier en forêt. C'est en cours de route, une fois dans les camions, qu'on nous disait où on allait et sur quelle opération. Moi, j'étais estafette. Je partais en éclaireur pour faire du repérage. Il y avait les gars qui étaient tireurs, pourvoyeurs, voltigeurs… ».

Pratique. L'Association des familles et des anciens du Maquis de Lorris organise la cérémonie du souvenir des Maquisards, demain, à 16 heures, au carrefour de la Résistance.

Aurélie Richard
aurelie.richard@centrefrance.com


source : http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/gatinais/2013/08/10/a-17-ans-en-1944-bernard-chalopin-etait-maquisard-1653912.html

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Re: A 17 ans, en 1944, Bernard CHALOPIN était maquisard

Message par Martin Jean-Pierre le Ven 16 Aoû - 1:48

cheers  Chouette d'être sur place pour suivre tout ce qui passe dans la presse locale !
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