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Série d'articles publiés dans la Nouvelle République en juin 2010.

Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:24

I. L'aviation anglaise à Moisy - Ouzouer le Doyen du 4 au 14 juin 1940

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Bombardier britannique Fairey Battle abandonné sur le terrain de Moisy-Ouzouer le Doyen...

Dès septembre 1939, dans cadre de la coopération aérienne franco-britannique 25 terrains d'aviation sont prévus entre le Mans et Orléans pour accueillir des unités écoles de la Royal Air Force.  Parmi eux se trouve celui du hameau d'Herbouville, entre Moisy et Ouzouer-le-Doyen. Les travaux commencent en avril 1940, exécutés par les entreprise Razel et Lemay qui oeuvrent  jour et nuit, le gazon est semé en mai La liste des terrains britanniques en Loir-et-Cher est alors établie de façon définitive; Couture, Herbouville,  Houssay et Sougé doivent être achevé à l'automne 1940.Mais, suite à la percée de Sedan, le 13, la situation de l'aviation anglaise dans la région de Reims devient critique...elle doit se replier sur Le Mans – Orléans.
Dès le 2 juin, le 75è groupe  s'installe au château de Rocheux, près de Fréteval, et ses deux escadrilles de bombardiers légers Fairey Battle occupent le terrain d'Herbouville. Les unités de maintenance arrivent à 17h30 et les premier avions atterrissent le lendemain matin dans un nuage de poussière car le gazon n'a pas levé ! Entre 20 et 30 appareils se dispersent autour du terrain. Le personnel au sol est logé sous tente et les aviateurs chez l'habitant Le matériel de maintenance est dispersé dans les villages et hameaux voisins, le dépôt de bombe est au Plessis. Quelques canons et mitrailleuses assurent la défense anti-aérienne. Entre le 4 et le 14 juin, chaque unité effectue en moyenne deux missions par jour de chacune trois à six appareils sur des objectifs au nord puis sur la Seine. Le terrain, vite repéré par les allemands, est bombardé  dans la nuit du 6 au 7 et c'est à ce moment que le jeune sergent radio C. T.  Lewis, courant se mettre à l'abri, a le bras happé par l'hélice d'un appareil prêt à décoller et meurt au petit jour... il venait de fêter ses 21 ans  !
Le 14 juin, face à l'avance allemande, le terrain est évacué, les appareils rejoignent l'Angleterre via Sougé, trois d'entre eux sont abandonnés sur place. Pendant l'occupation, les Allemands utiliseront partiellement cette piste comme terrain annexe de celui de Châteaudun avant qu'il ne soit  rendu aux activités agricoles...Seuls souvenirs du passage des Britanniques, la tombe de Lewis  au cimetière de Moisy et la trace de la piste encore visible dans les champs lors d'un survol en U.L.M...


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Marc DOUCET

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Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:26

II. L'Exode: les réfugiés dans la tourmente.

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Colonne de réfugiés à Nouan le Fuzelier

L'avance allemande jette sur les routes du Val de Loire des centaines de milliers de fugitifs venant du Nord et de Picardie. La déclaration de Paris « ville ouverte » et  l'arrivée des allemands au sud de la Seine accentue ce phénomène d'exode. Très rapidement le département est assailli par de nouvelles vagues de réfugiés utilisant tous les moyens de transport disponibles, trains, voiture, chariots hippomobiles, bicyclettes...les plus démunis partent  à pied poussant leurs maigres richesses dans une brouette ou un landau ! De nombreux accidents de la route causent les premières victimes de cette tragédie; chute de véhicules, coup de sabot de chevaux ou collisions...
Dès le 15 juin, des frappes aériennes visent Vendôme et la vallée du Loir, plus particulièrement la voie ferrée et la  RN 10  entre Lisle et St-Jean Froidmentel,  tuant plus d'une vingtaine de victimes.  Le 16 c'est l'axe ligérien, avec la RN 152 et la voie ferrée Orléans-Tours, qui est ciblé: pas moins de 10 bombardements (La Ferté Saint-Cyr, Mer, Muides, Ménars, Les Montils, Blois, St-Gervais, Chouzy, Rilly-sur-Loire...) au moins 80 morts civils dont un quart à Blois même.
Le lendemain les bombardiers allemands attaquent l'axe de la RN 20 (Lamotte-Beuvron, Salbris). A l'arrivée de l'ennemi présenté depuis 1914 sous les traits les plus barbares, de nombreux désespérés se suicident par noyade ou pendaison.
D'autres civils, moins nombreux sont victimes des échanges de tir lors des combats comme à Nouan-le-Fuzelier, et d'exécutions sommaire par les allemands (au moins deux cas) ou par les français, comme c'est arrivé à un habitant de Mur-de-Sologne accusé d'être un « espion de la cinquième colonne » !!!
La fin des combats ne signifie pas pour autant l'arrêt des morts violentes car de nombreuses armes ont été abandonnées et des enfants ou des inconscients jouent avec comme à Salbris où des grenades oubliées provoquent la mort de deux enfants le 24 juin et deux autres le 9 juillet.
C'est au total entre 450 et 500 victimes civils qui décèdent en loir et cher par fait de guerre ou par épuisement lors de ces journées tragiques.


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Marc DOUCET

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Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:40

III 15 juin 1940: Vendôme sous les bombes.

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Les destructions autour de la porte Saint Georges

Dès 8h00, la rue poterie est totalement paralysée par un gigantesque embouteillage, des voiture arrivant par le pont St-Michel et les rues adjacentes sont bloquées par l'étranglement de la porte St Georges. Quelques volontaires tentent d'assurer  un service d'ordre mais le défilé s'intensifie avec la passage de  grands chariot attelés venant de  Picardie et  de cyclistes par centaines qui se faufilent entre les véhicules. De nombreux convois de camions évacuent des documents, de l'outillage et du personnel des usines d'armement de la région parisienne...
A 11h25-30  une première vagues de trois avions allemands venant du sud, largue ses bombes depuis la rue St-Lubin jusqu'à la rue de la Marre, l'essentiel des projectiles tombant autour de la porte St Georges. Au moulin Fisseau, des ouvriers des Ateliers de Puteaux et leur famille attendaient d'être transférés à La Rochelle...un monceau de près de 30 cadavres   git maintenant devant  l'édifice...Le feu se communique depuis les véhicules abandonnés vers les maisons voisines de la rue Poterie qui s'enflamment les unes après les autres et les services de secours sont démunis face à l'importance de la catastrophe. Le sinistre s'étend rapidement vers la place St-Martin et le marché couvert, il ne s'éteindra que le 17 juin au petit matin...
Une demi heure plus tard, une seconde vague venant du sud-ouest suit la  ligne de chemin de fer et lance ses projectiles à partir du Loir en suivant un  axe passant au dessus des rues Du Bellay et Albert 1er, du boulevard de Trémault et de la rue d'Angleterre, Les points d'impact sont plus nombreux que rue Poterie mais il y a moins de victimes.
Peu après une troisième vague survole la ville se contentant d'un mitraillage, il s'agit sûrement des Dornier 17 allemands qui viennent de bombarder le terrain d'aviation britannique de Sougé...Il y a au moins une victime, un ouvrier revenant du travail qui a les jambes en partie arrachées et meurt à l'hôpital quelques heures plus tard.
Le 16 juin, peu avant 5h00, un nouveau bombardement  frappe  le faubourg Chartrain depuis l'école maternelle jusqu'à fonderie de St-Ouen, route de paris tuant encore quelques  victimes dont un tirailleur dans la cour de l'école maternelle.  
Le total des victimes de ces bombardement est d'au moins à 90 morts, certains corps carbonisés ayant pu disparaître dans l'incendie qui à ravagé près de 4 hectares.


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Marc DOUCET

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Re: Série d'articles publiés dans la Nouvelle République en juin 2010.

Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:42

IV 17 juin 1940: Escarmouche à Binas.
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Le char B1 bis "Flamberge" abandonné à proximité de Talcy...

La 4ème division cuirassée  assure la couverture des forces française en retraite. Au matin, Une section de chars B1 bis de la  Compagnie Bibes a été dirigée sur Orgères pour stopper une avant garde allemande. Les trois chars des Lt Lartigau, Vinciguerre et Pincemin sont submergés par le nombre et détruits ou immobilisés après une demi heure de combat. A 16h, l'unité  arrive à Villampuy Des.  Après une heure d'échange de tirs avec des éléments allemands sont signalés à 1 km au Nord du village, les français décrochent en direction de la forêt de Marchenoir.
Vers 18h d'autres forces ennemies sont signalé sur la route Verdes –Ouzouer le Marché , vers Boussy. La compagnie Gaudet, renforcée par les char des Lt Paul et Robinet  reste à Binas pour couvrir le décrochage. A 19 h30, elle s’établit sur le pourtour du village avec mission d’interdire les voies d’accès venant de Verdes, d’Orléans et de Beaugency. La section Dufourq reçoit ordre de contre attaquer en tournant le village par l’est pour appuyer l’action des chars qui doivent, à l'est,  avoir les premiers contacts avec l’ennemi. Un officier et des soldats Allemands agitant des cartes se présentent en parlementaires mais ils sont immédiatement appréhendés. Quelques minutes après, le s/Lt Adde ouvre le feu à 400m sur des auto-mitrailleuses et  les atteint. Attiré par le bruit du combat, le S/Lt Bourlier se porte à ses cotés de et fait sauter un stock d’essence ou de munition contenu dans un camion. Des fantassins, débarqués des camions, tentent de s’infiltrer par les blés et quelques mitrailleuses et pièces de 75 ennemies ouvrent le feu sur le village, la contre attaque de Dufourq n’est pas déclenchée...
Vers 21h30, tout le village est cerné et, à la faveur de l’obscurité, le décrochage des chars B1 bis.est décidé. Le départ s’opère sans pertes malgré les tirs de mitrailleuse. Les chars encadrent la voiture de liaison et la voiture P.C. Le repli s'opère par La Colombe, St Léonard , Marchenoir, Le Plessis l’Echelle, Talcy et Mer. Le B1bis « Flamberge » tombe en panne près de Talcy  et le B1bis « Turenne » est abandonné devant le pont de Mer, le reste de la compagnie atteint Bracieux.


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Re: Série d'articles publiés dans la Nouvelle République en juin 2010.

Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:43

V 17 juin: Le franchissement de la Loire à Beaugency.

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Défense de la sortie sud du pont de Mer devenue inutile à la suite de la saisie du pont de Beaugency.

Le problème de franchissement de la Loire se pose aux Allemands en raison d'un manque de moyens de pontage, celui disponible a déjà été utilisé sur d'autres cours d'eau. C'est pour  cette raison que, le 17 juin, le général Siebert, commandant de la 44è  Infanterie Division, met sur pied une avant garde motorisée sous les ordres du leutenant colonel Wupper. Son objectif est la saisie d’un pont si possible intact, entre Orléans et Blois.
A 18 h, Wupper signale qu’il se heurte à une forte résistance à Baule, à 4 km au nord-est de Beaugency mais finit par en venir à bout et, à 20 h 30, il entre dans la ville. Il ordonne alors  au lieutenant Noack de s’emparer du pont avant qu’il ne saute.
Il fait presque nuit quand il dispose sa section de trois mitrailleuses et une pièce antichar  avant de s’engager résolument sur l’objectif. Il progresse jusqu’à la barricade sud et franchit la chicane sans difficultés, les Français, des éléments du 3ème cuirassiers, sont surpris et ouvrent le feu trop tardivement. Ils sont rapidement capturés avec un canon de 47 et une vingtaine de side-cars abandonnés dans une cour de ferme. Aussitôt, le gros de l’avant garde  se rue sur le pont et atteint Saint-Laurent-des-Eaux avant minuit: une position défensive est organisée sur la rive gauche.
Le 18, dès 6 h du matin, le groupe de reconnaissance reprend sa marche vers le sud, en direction du Cher. D'autres éléments allemands suivent la route de la Ferté St-Cyr et poussent jusqu’à Dhuizon où ils se heurtent à une arrière garde du 7ème régiment de dragons portés qui laisse sur le terrain  une douzaine de prisonniers et des motos toutes neuves. Un soldat allemand, tué lors du combat, est inhumé à l’entrée du bourg. A partir de midi, la progression se poursuit sur Bracieux. Et en fin d'après midi le QG de la 44ème Infanterie division s’installe au château de Chambord.
La 4ème division cuirassée, regroupée dans le secteur Blois – Cheverny - Dhuizon doit maintenant défendre les routes venant de Beaugency et Neung  pour couvrir Blois où la résistance s'organise pour empêcher la traversée de la Loire.
Mais, avec la prise du  pont  de Beaugency et de ceux d' Orléans  par la 33è Infanterie Division, les Allemands peuvent également orienter leur offensive vers le sud et la vallée du Cher...


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Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:46

VI 18 juin 1940: Les héros sacrifiés de Millancay.

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L'un des chars D2 détruits à Millancay.

Le 18 juin au matin, la 350ème compagnie autonome de chars de combat  vient s'installer à 5 km à l 'est de Millancay sur la route de Marcilly au Gault. Elle a seulement sept chars de type D2 en état de marche et cherche à rejoindre la 4è division cuirassée. La 19ème Division d'infanterie, exténuée, retraite alors depuis Orléans. Elle a installé une ligne défensive au nord de la Ferté Saint Aubin et le général de brigade Lenclud est à son QG à Millancay.
A 18h il reçoit l'ordre de se replier sur Neung sur Beuvron mais apprend peu après que les allemands y sont déjà ! A 19h,  il ordonne au lieutenant Roy commandant de la 350è compagnie de contre attaquer cette avant garde de la 33è Infanterie Division allemande. L'opération doit être effectuée avec trois chars; le sien, celui de l'aspirant Auber, son adjoint et celui de l'aspirant Fraisot. Arrivés à Millancay ils tournent à gauche pour poursuivre vers le sud mais un contre ordre leur demande de repartir vers le nord du village pour assurer le replis de la 19ème division..
Il est alors 20h,  l 'aspirant Fraisot se retrouve en tête de colonne  quand, brutalement, le combat s'engage 200 mètres avant la sortie nord du village, dans la rue des Carnutes (D 922). Il stoppe son blindé en serrant à gauche, le deuxième engin se déporte alors sur la droite et tous les deux ouvrent le feu mais subissent une riposte immédiate de la part des pièce antichars allemandes déjà positionnées à la sortie du bourg. Le D2 de Fraisot est aussitôt en flamme et l'équipage meurt carbonisé. Le D2 d'Auber est également transpercé et ses hommes tués à leur poste, l'aspirant est mortellement blessé en tentant d'évacuer. Le lieutenant Roy, en arrière garde, est gêné par ses deux camarades et doit sortir  pour voir ce qui se passe, il est alors blessé au coude et sa tourelle bloquée. Il ordonne une marche arrière pour se dégager mais le char finit sa course à cheval sur un muret et s'immobilise, train de roulement endommagé. L'ordre d'évacuation est donné et le lieutenant couvre la fuite de son équipage et en tirant au canon de 47. Blessé à deux reprises, il est capturé.
Sont tombé courageusement ce soir là les Aspirant Joseph Georges Auber et henri Fraisot et les chasseurs Guy De Malglaive et Joachim Auguste Virgile tous les autres tankistes ont été capturés mais leur engagement a permis à la 19è division d'infanterie de sortir de la nasse...


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Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:47

VII 18 – 19 juin 1940: les combats de Blois

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Colonne allemande descendant la rue Denis Papin.

Le  17 au matin, le 12è Groupe de reconnaissance reçoit l’ordre de défendre le pont de Blois.
Le lendemain, il reçoit le soutien du 1er bataillon du 7è Régiment de dragons portés et de deux pièces de 75 mises en batterie près de l’hôpital.
Le 18, vers 10 h 30 les premiers éléments de l’avant garde allemande de la 9è Infanterie Division arrivent par la route d’Orléans et une demi heure plus tard, deux motocyclistes se présentent à l'entrée du pont: la deuxième arche, coté sud saute ! De part et d’autre du fleuve, le combat s’engage et l'adversaire riposte à l’aide de mitrailleuses installées en haut de l’escalier Denis Papin En fin d’après-midi, le gros de l'ennemi arrive à son tour  par les routes de Vendôme et de Châteaudun. Des batteries, depuis Villebarou, canonnent la levée de Blois-Vienne et les français placés sur les hauteurs de Saint-Gervais ne parviennent pas à les faire taire. A 20 h  les Allemands mettent à l’eau une vingtaine de canots pneumatiques en aval du pont, Immédiatement pris à partie, ils sont obligés d’abandonner leur tentative et au moins quatre pionniers sont tués..  Le reste de la nuit est calme mais les incendies ont pris des proportions gigantesques donnant l’impression que la ville entière est en feu.
Le 19,au petit jour, l'ennemi tente à nouveau de franchir la Loire, cette fois ci plus en aval. Une préparation d'artillerie réduit rapidement les armes lourdes françaises au silence. Les Allemands  prennent pied un peu en amont de Chailles et, se dirigent vers Seur, . La gauche du 12è groupe de reconnaissance menacée, Le maréchal des logis chef de Couessin, s'y porte et se trouve rapidement sous le feu adverse. Il tombe au milieu de ses hommes mais l’ennemi  est contraint de retraiter vers Chailles. D’autres éléments continuent à traverser le fleuve et la position devient critique. L’ordre est donné de se replier sur la lisière de la forêt de Russy, l’escadron de mitrailleuses tout terrain protégeant la retraite. Les unités se regroupent ensuite dans l’allée forestière de la Boissière et partent en direction de Montrichard. Une quinzaine de tués sont relevés dans chaque camp.
Il est 15 h, les Allemands entrent dans Saint-Gervais. Les pionniers construisent rapidement une passerelle provisoire sur la brèche du vieux pont. Quelques bacs   formés de bateaux métalliques tirés par des canots à moteur commencent à traverser la Loire...


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Message par Marc DOUCET le Mar 11 Juin - 8:49

VIII 19 juin: Derniers combats sur le Cher

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Char français B1 bis "Vercingétorix" abandonné à Noyer sur Cher.

Le 19, en début de matinée, des éléments allemands occupent Romorantin et Selles-sur-Cher. Les forces ennemies s’étendent maintenant  de Beaugency jusqu’à la vallée du Cher, menaçant le flanc et les lignes de retraite des français vers le sud-ouest. Les pièces de 47 antichars  encore disponibles sont placées au débouché des ponts sur la rivière de Chabris à Saint-Aignan pour y constituer une nouvelle ligne défensive. La 4è division cuirassée se regroupe dans la région de Sambin-Thénay-Pontlevoy pour  y établir un dispositif défensif et couvrir le replis des français sur l’axe Muides – Saint-Aignan. Le chef de bataillon Petit occupe Cour-Cheverny pour y former un point d’appui avec les derniers chars B1bis du 46/47è bataillon et une compagnie de chasseurs à pied.  La liaison est assurée avec les tanks du 44è bataillon installés plus à l’est, le long de la voie ferrée Blois - Romorantin. Ces blindés et les automitrailleuses du 10è Cuirassiers vont  devoir repousser plusieurs tentatives d’infiltration d'une avant garde ennemi comprenant des cavaliers, une trentaine de camions et quelques automitrailleuses  qui s'aventurent dans la région de Bracieux, Neuvy , Soing, Selle-sur-Cher et Courmemin..
En début d’après-midi, le  repli au sud du Cher  se poursuit. Des bouchons retardateurs sont établis à Fresnes et Contres et le 3è Cuirassiers se regroupe à Pontlevoy. L’artillerie rassemblée dans la région de Montrichard et d’Angé barre la vallée vers l’est et  défend l’axe de la retraite. Plus au sud, le long de la rivière, de Montrichard à Saint-Aignan, la progression allemande est arrêtée par les restes de la 85è division africaine: au pont d'Angé les restes du 54è bataillon de marche du Maroc, à celui de Thésée 70 survivants du 70ème régiment de tirailleurs algériens et  à Saint-Aignan les rescapés du 19è régiment de tirailleurs algériens
. Après avoir investi Selle-sur-Cher le matin même, des éléments ennemis  parviennent aux abords de Saint- Aignan. Ils sont arrêtés par des tirs de 75. Un char en position à proximité de la gare de Saint-Aignan-Noyers est  touché dès le début de l’accrochage. Il se replie péniblement sur la rive gauche. Les artificiers du génie font alors sauter le 2è pont mais un détachement de tirailleurs commandé par le lieutenant Bacquart se trouve alors piégé sur l’île. Pris sous le feu des allemands, il est totalement décimé...


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