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Le château de Breteau

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Le château de Breteau

Message par Fab le Ven 16 Nov - 17:51

Breteau est un pittoresque petit village situé à la limite du département, encore plus à l'écart que Batilly-en-Puisaye. Mais l'Histoire, celle avec un grand H, est arrivée par deux fois jusqu'ici, presque par hasard. Elle y apparaît sous la forme d'une stèle perdue au lieu-dit Le cul-de-sac (ça ne s'invente pas !) et d'un château : le château du Muguet.

Un épisode de la Fronde
Après la révolte des parlementaires, les princes s'opposent à la régente Anne d'Autriche et à son premier ministre Mazarin. Le jeune roi Louis XIV a alors 14 ans. Il a quitté le Paris frondeur pour errer dans les provinces de l'ouest afin de rallier les seigneurs à sa cause. Le retour dans la capitale lui est interdit par l'armée des princes, qui bloque la Loire de Saumur à Jargeau. La cour se déplace sous la protection d'une petite armée de 5.000 hommes avec 4.000 chevaux. Turenne en est le chef. De fait, il partage le commandement avec le maréchal d'Hocquincourt. Après un combat aux portes de Jargeau, Turenne conduit la cour à Sully-sur-Loire, puis à Gien. Il protège cette ville en prenant position dans la Puisaye giennoise, de Rogny-les-Sept-Écluses à Bléneau. Lui-même met ses réserves à Briare. Les impératifs du ravitaillement obligent le maréchal d'Hocquincourt, qui commande cette avant-garde, à répartir ses cantonnements sur les bords du Loing. Apprenant la position de l'armée royale, Louis II de Bourbon, prince de Condé qui dispose de 7.000 fantassins et de 5.000 cavaliers, quitte Montargis pour la Puisaye.

La bataille de Bléneau
Le soir du 6 avril 1652, Condé culbute les dragons du Roi à Rogny-les-Sept-Écluses et décime leurs cantonnements. L'infanterie royale se réfugie derrière les murailles de Bléneau, le reste de la troupe se disperse dans les forêts. À Gien, c'est l'affolement et Turenne vole au secours de son avant-garde. Avec 4.000 hommes et huit pièces de canons, il prend position aux lieux-dits Les bois de Dreux, et tend un piège à Condé, qui s'engage dans un défilé. En peu de temps, Condé perd 250 hommes dont son maréchal de camp, le baron de Maré. Il renonce à poursuivre, rassemble ses troupes avec le butin ramassé la veille, et rejoint Châtillon-sur-Loing (il s'estime d'ailleurs vainqueur, mais sera arrêté près d'Étampes).

La Grande Mademoiselle à Saint-Fargeau
Le vrai vainqueur, c'est le jeune roi Louis XIV. Sa mère, la régente, dira à Turenne : « Vicomte, vous venez de replacer la couronne sur la tête de mon fils ». Pour gagner Auxerre, la route de la Puisaye est libre. Le roi passe à Bléneau et va coucher à Saint-Fargeau le 17 avril 1652. De retour à Paris, il s'empressa d'exiler au château de Saint-Fargeau sa cousine, la Grande Mademoiselle, Anne-Marie-Louise d'Orléans-Montpensier. Rangée aux côtés des Frondeurs, elle avait fait donner du canon contre les troupes royales. Elle passera ainsi cinq années en Puisaye, apportant à notre région l'air du grand siècle.

Il reste de cet épisode une stèle commémorative appelée « La colonne », située sur la route de Breteau à Champoulet.

La conférence dite de Briare
C'est pendant la seconde guerre mondiale que Breteau a, une nouvelle fois, rendez-vous avec l'Histoire. Le château du Muguet, de style néo Louis XIII, construit en 1863, n'a pas de caractère historique puisqu'il est de construction récente, mais il servit de résidence au général Weygand. C'est là que se tint le conseil suprême franco-anglais des 11 et 12 juin 1940, qui demanda l'armistice. En effet, c'est le lieu que choisit Paul Reynaud, président du conseil, pour organiser la réunion demandée par Churchill et qui prendra le nom de Conférence de Briare.

De Gaulle à Breteau
Elle réunit le Premier ministre britannique Winston Churchill et son secrétaire à la Guerre, Anthony Eden, le président du conseil Paul Reynaud, son vice-président, le maréchal Pétain, le général Weygand et le tout juste nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la défense nationale, le général De Gaulle. La réunion de Breteau est présentée comme celle de la rupture de l'alliance franco-anglaise. Churchill refusa en effet à Paul Reynaud et à Weygand l'appui de l'aviation britannique pour enrayer l'avance allemande.


C’est dans ce château privé du XIXque fut décidé, en partie, le sort des Français.

source : http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/giennois/2012/08/04/breteau-les-hasards-de-l-histoire-1237247.html

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