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Retour sur les traces laissées par quatre années d’occupation nazie dans les rues du centre-ville d'ORLEANS

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Retour sur les traces laissées par quatre années d’occupation nazie dans les rues du centre-ville d'ORLEANS

Message par Fab le Ven 16 Nov - 17:44


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Autour de la place du Martroi, de nombreux bâtiments ont souffert des bombardements de juin 1940. - photos Christelle besseyre

Autorités allemandes, partis collaborationnistes, familles juives déportées : le Cercil propose un circuit qui retrace les heures sombres vécues à Orléans.

Soixante-dix ans après, cette histoire s'écrit encore en pointillé. Parce que les photos d'époque sont rares – et pour cause : la censure battait son plein –, la vie à Orléans sous l'Occupation est une période aux contours encore flous. Un puzzle à reconstituer pièce à pièce.

C'est cette matière vivante que le Centre d'étude et de recherche sur les camps d'internement dans le Loiret (Cercil) propose au public de découvrir. Car les lieux n'ont pour la plupart pas changé, même s'il faut souvent gratter le vernis pour deviner ce qui s'y est joué. Dans la ville, quelques plaques commémoratives – comme celle installée au palais des sports où se trouvait la prison militaire – sont comme des piqûres de rappel. Discrètes.

Cet étrange circuit débute au Campo Santo. À l'époque, l'ancien cloître abritait la salle des fêtes municipale. Un haut lieu politique où, pendant quatre ans, se sont tenus les meetings des principaux partis collaborationnistes français. En mai 1943, c'est par exemple Jacques Doriot, leader du Parti populaire français (PPF), qui monte à la tribune orléanaise. Juste à côté de la synagogue, vandalisée dès 1940.

Au rythme des convois
La même année, l'hôtel Groslot est réquisitionné par la KreisKommandantur, véritable tutelle de l'occupant sur les affaires municipales. En face, le théâtre sert de salle de spectacle aux soldats nazis. Rue des Anglaises, dont la plaque a été déboulonnée par les militants fascistes et anglophobes du francisme, sont installés les bureaux de recrutement de la Légion des volontaires français (LVF), pour combattre le bolchevisme sur le front Est. « Il n'aura pas beaucoup de succès, seules une quinzaine de personnes vont s'engager dans le Loiret », note Christophine Baranger, médiatrice pédagogique au Cercil. À deux pas, la milice exécute les basses 'uvres.

La Gestapo s'est, elle aussi, réservée une maison cossue, au 20, rue d'Alsace-Lorraine. La Sipo-SD est dirigée par Fritz Merdsche, tenu pour responsable de la déportation de plus de 2.000 juifs dans la région.

À Orléans, les administrations allemande, comme française, vivent au rythme des convois qui partent des camps d'internement de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. La gendarmerie, rue de la Bretonnerie, est d'ailleurs fréquemment missionnée pour les accompagner.

La persécution des familles juives se fait particulièrement sentir dans le quartier Bourgogne. Un quartier commerçant où vivent la plupart des quelque 200 personnes qui composent la petite communauté israélite d'Orléans. Au 37, rue de l'Empereur, Christophine Baranger propose un nouvel arrêt. Derrière la façade fraîchement ravalée, l'horreur de la déportation et l'histoire ordinaire d'une famille juive – la famille Kaiman –, décimée à Auschwitz. Une plaque en mémoire de Cyprien Depardieu, militant communiste, rappelle que les persécutions étaient aussi politiques.

Dans ces ténèbres, un peu de lumière. Rue du Poirier, l'orphelinat protestant permet à une petite fille juive de se cacher et d'échapper à une mort certaine. Tandis que le commissariat aux questions juives, rue des Gobelets, continue avec zèle de s'assurer que les lois antisémites de Vichy sont bien appliquées.

À l'été 44, la préfecture accueille (enfin) le général De Gaulle en libérateur. Quelques semaines seulement après que le maréchal Pétain est venu y célébrer les fêtes de Jeanne d'Arcæ

Alexandre Charrier

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Re: Retour sur les traces laissées par quatre années d’occupation nazie dans les rues du centre-ville d'ORLEANS

Message par Benoit Thiault le Mar 26 Fév - 10:10

Il me semble que les bureaux de la Sipo SD de Fritz Merdsche se trouvaient Boulevard Alexandre Martin au n° 46 48 50 et 52.

Benoit Thiault

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