Derniers sujets
» Vidéo - ORLEANS 1939 à 1945
Jeu 3 Aoû - 23:03 par Fab

» Vidéo - Le maquis de LORRIS et la prise de l'école militaire à PARIS
Jeu 3 Aoû - 22:59 par Fab

» Nouvelle arrivée MARIE-MARTINE et la DAVCC
Mar 1 Aoû - 3:30 par Marie-Martine

» Recherche tombe de mon grand père mort à Sigloy le 18/06/1940
Ven 28 Juil - 2:54 par Fab

» présentation de DURAND
Ven 28 Juil - 2:48 par Fab

» Présentation Didier
Mer 26 Juil - 23:14 par Fab

» Présentation steeven
Jeu 22 Juin - 20:23 par Fab

» Présentation de CGOUACHE
Jeu 22 Juin - 20:16 par cgouache

» Presentation DA SILVA
Lun 29 Mai - 18:35 par DA SILVA

» GIEN : Récit et photos de la Bataille de Gien - 15 au 19 Juin 1940
Ven 26 Mai - 1:58 par Fab

» Gien et Orléans en 1940
Mer 24 Mai - 0:22 par Fab

» Gien, de 1940 à aujourd'hui
Mer 24 Mai - 0:15 par Fab

Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée


GIEN Juin 1940 : les journées tragiques de GIEN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

GIEN Juin 1940 : les journées tragiques de GIEN

Message par Fab le Mar 19 Juin - 1:00

Article tiré du journal La République du Centre daté du 19 Juin 2012

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Une vue du quartier Saint-Louis après la bataille - Collection Michel Tissier


Le 15 juin 1940, une pluie de feu et de bombes s’abat sur la ville, dont le cœur historique, médiéval et Renaissance, est entièrement détruit.
La SHAG a souhaité et demandé que soit programmée, pour juin 2015, une cérémonie importante pour commémorer les 75 ans de la bataille de Gien. À cette date anniversaire, essayons de rappeler ce que furent ces journées tragiques qui ont détruit la cité médiévale et Renaissance.

Paris sous la botte allemande
Depuis quelques jours, des voitures, des vélos, des équipages de toute nature venant des Pays-Bas, de Belgique, du Nord de la France, déferlent sur la ville de Gien pour passer le pont. Le 14 juin 1940, la nouvelle arrive à Gien : Paris est sous la botte allemande, deux millions de Parisiens grossissent le flot des réfugiés.

Le 14 juin, devant la réalité de l'exode, une vive émotion s'empare de la population. Le maire, Pierre Dézarnaulds, est en relation avec le préfet qui lui assure que « Gien n'est pas menacé, il ne sera pas évacué… ». À 17 h 30, la gendarmerie évacue ; à 19 heures, la caserne se replie.

De son propre chef, le docteur Dézarnaulds fait évacuer les malades et vieillards de l'hôpital. À 22 heures, l'ordre d'évacuer arrive enfin mais il ne reste plus qu'un seul car disponible à la compagnie Vatan… Toute la nuit, le maire fait de son mieux pour alerter la population en essayant d'éviter la panique.

Le samedi 15 juin, vers 5 heures du matin, les personnels du téléphone, maintenus à leur poste pour assurer les communications nécessaires à l'État-major siégeant à Briare, reçoivent l'ordre d'évacuer.

À 12 h 15, dans l'hôpital qu'il dirige, le maire reçoit la visite du général Morin qui lui reproche d'avoir organisé l'évacuation : « Gien ne risque rien, c'est folie d'avoir provoqué la panique chez les habitants. »

La discussion, qui commence à s'envenimer sérieusement, se trouve calmée à 12 h 30 par un fracas épouvantable. Les vitres de l'hôpital volent en éclat, une bombe est tombée à quelques mètres, une autre sur la nef de l'église, une autre avenue de la République… Le général Morin prend congé en disant : « Vous aviez peut-être raison ». Les journées tragiques de la bataille de Gien commencent.

Dix-neuf morts dans la cour du château
Déjà se comptent les morts et les blessés : dix-neuf victimes sont à déplorer dans la cour du château. M. le chanoine Juranville, blessé, réconforte, soigne les plaies, assiste les mourants pendant ces journées et ces nuits d'épouvante.

Vers 23 heures, c'est un déluge de bombes incendiaires qui s'abat. La ville est en flammes, le centre de Gien disparaît pour toujours. La cohue des réfugiés s'écrase sur les rives de la Loire.

Au matin du 16 juin, les bombardements sont entrecoupés de mitraillages. Les véhicules finissent de brûler leurs dernières gouttes d'essence.

Sur le pont et sur les quais, ce ne sont qu'encombrements, blocages et ralentissements, avec leur lot habituel des affres de la nature humaine, actes d'héroïsme et de solidarité pour les uns, actes d'égoïsme et de lâcheté pour les autres, et souvent pour chacun, les deux mêlés…

La vision d'apocalypse de cette première nuit de l'horreur restera inéluctablement gravée à vie dans la mémoire des acteurs bien involontaires de cet exode.

La semaine prochaine. « Juin 1940 : la défense de la Loire ». Contact SHAG : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ou 02.38.67.00.72.

Michel Tissier

source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Dernière édition par Fab le Lun 9 Mai - 19:48, édité 1 fois

_________________
Admin du site Loiret 39/45
Passionné d'Histoire Locale et de la Seconde Guerre Mondiale
Adore vivre dans le Loiret
avatar
Fab
Admin

Messages : 1186
Points : 2608
Date d'inscription : 25/08/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://loiret3945.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Soldat allemand devant les ruines du chateau de Gien

Message par Martin Jean-Pierre le Dim 7 Déc - 6:46

Une photo glanée sur un site d'enchères


url=http://www.servimg.com/view/11085839/665][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][/url]
avatar
Martin Jean-Pierre

Messages : 104
Points : 136
Date d'inscription : 13/05/2013
Age : 71
Localisation : Vienne

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum