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Paul CHENEL , communiste déporté à Auschwitz

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Paul CHENEL , communiste déporté à Auschwitz

Message par Fab le Lun 11 Juin - 13:18

Paul CHENEL


Paul Chenel est né le 2 septembre 1921 à Varangéville (Meurthe-et-Moselle). Il habite au 12 rue de Vésines à Pannes (le Gué-Perreux près de Montargis, Loiret) au moment de son arrestation. Son père est ouvrier de soudière, sa mère sans profession.

Il est célibataire. D'abord cultivateur, il est ouvrier à l'usine de pneumatiques Hutchinson à Chalette-sur-Loing (Loiret).

"il comprend très vite le système capitaliste et réalise encore mieux avec la guerre. Il n'a jamais accepté l'Occupation allemande et c'est l'un des premiers qui rejoint la JC (Jeunesse Communiste) dès août 1940." Ecrit son camarade André Roy. Il devient secrétaire adjoint à l'organisation : confection, collage et transport de tracts antinazis.

Il diffuse des tracts antinazis, colle des papillons confectionnés.

En février 1941, la police française arrête, sous l'inculpation de reconstitution du parti communiste, 27 habitants de la région de Montargis, dont 13 JC (parmi eux, 9 connaîtront la déportation - dont deux futurs "45.000" - et 4 les camps d'internement).

Paul Chenel est arrêté le 9 février 1941 à son domicile dans la même période que son ami André Roy, André Lioret et Henri Ferchault.

Ils sont jugés le 31 juillet 1941 par la Cour d'Appel d'Orléans (chambre correctionnelle, avec de nombreux co-inculpés, dont 4 déjà condamnés par défaut). L'audience se tient en appel : "un renouveau d'activité communiste était constaté à Montargis dès le mois d'août 1940 et allait en s'amplifiant au cours des mois suivants, qu'à partir du mois d'octobre de nombreuses réunions avaient lieu, au cours desquelles les modalités de la reconstitution du parti et des jeunesses communistes étaient arrêtées, que la réorganisation se poursuivait activement suivant les directives du comité central par la création de goupes de quatre à cinq personnes au plus, par un recrutement de nouveaux adhérents et par une large diffusion de tracts ainsi que par l'apposition de papillons" (1). Les condamnations initiales sont aggravées, malgré les circonstances atténuantes reconnues pour 7 des co-accusés, dont André Lioret et Paul Chenel en raison de leur jeunesse. "Attendu que Chenel a accompagné Roy dans ses divers voyages à Orléans, Nogent-sur-Vergisson et Paris, qu'il a assisté à toutes les réunions, qu'il a aidé Roy à l'impression des papillons à l'apposition desquels il a également contribué, que le 31 octobre il a remis un paquet de tracts à Mazoyer ".
Paul Chenel est condamné à six mois d'emprisonnement et cent francs d'amende.
Selon le témoignage d'André Roy (qui est condamné à deux ans d'emprisonnement), Paul Chenel ne chercha pas à fuir ses responsabilités devant le tribunal, "au contraire, pour sauver d'autres JC et atténuer à d'autres leurs peines d'emprisonnement, il s'accuse de choses qu'il n'a pas faites"

Paul Chenel passe de la prison de Pannes à Montargis à celle d'Orléans. Il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne. Il y reçoit le matricule 1581, ce qui situe son arrivée avant le 14 décembre 1941 (en effet son nom figure sur la liste de recensement des jeunes communistes du camp de Compiègne aptes à être déportés "à l’Est", en application de l’avis du 14 décembre 1941 du commandant militaire en France, Otto von Stülpnagel (archives du CDJC). Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, lire dans le blog «une déportation d’otages.

Paul Chenel est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

A son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942, Paul Chenel reçoit le matricule 45365. Il est affecté au Kommando "Jardin", à Raisko, avec René Demerseman, qui a témoigné de sa mort, qu'il situe en février 1943 : "Il a pris froid, forte température, pas de soins évidemmtent. Un jour cela a empiré. Chenel est mort au block 6 de Birkenau, d'une broncho-pneumonie".

http://politique-auschwitz.blogspot.fr/2010/09/chenel-paul-charles.html

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