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En 1940, dans le Loiret, DE GAULLE choisit de résister

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En 1940, dans le Loiret, DE GAULLE choisit de résister

Message par Fab le Jeu 26 Avr - 5:44

En 1940, dans le Loiret, De Gaulle choisit de résister

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Le 11 juin 1940, au château du Muguet, à Breteau, à la suite d'une séance pathétique du Conseil suprême interallié, le général de Gaulle décide de résister. Coûte que coûte.
Résister ou capituler. Au petit matin du 11 juin 1940, le général Maxime Weygand, chef d'état-major de la Défense nationale installe son quartier général au château du Muguet non loin de Briare. Ayant remplacé le 19 mai Gamelin à la tête des armées françaises, il espère face au déferlement allemand pouvoir tenir sur une ligne Caen, Tours, Loire moyenne, Clamecy, Dijon et Dôle. Mais la progression des troupes ennemies est telle que la ligne de la Loire s'avère rapidement être impossible à défendre.

Déjà Reynaud et De Gaulle songent à résister à partir d'un "réduit breton" et d'un repli en Afrique du Nord. Le 11 juin donc, à la demande de Churchill qui souhaite faire un état de la situation, siège à partir de 19 heures, dans le décor paisible et campagnard du Muguet, le Conseil suprême interallié. Parmi les personnes présentes autour de la table de la salle à manger se tiennent notamment du côté anglais Churchill, Antony Eden et Spears, délégué spécial auprès du gouvernement français et du côté français, Reynaud, Pétain, Weygand... et De Gaulle.

La détermination du général de Gaulle. D'après les divers comptes-rendus de cette conférence capitale, Churchill et Reynaud réaffirment le principe d'une farouche résistance militaire. Mais Weygand fait un exposé pessimiste : il ne peut garantir que les "lignes tiennent encore demain". Il demande donc le soutien massif de l'aviation britannique ajoutant : "S'il faut envisager l'occupation complètes de la métropole, on en vient à se demander comment la France serait capable de continuer la guerre". Sans prononcer le mot, Weygand, comme Pétain, songe déjà à l'armistice.

Churchill, qui ne veut pas risquer de disloquer son aviation de combat en prévision de la future grande bataille aérienne de l'Angleterre, reste sur la réserve. Cependant, reprenant les idées de Reynaud et de De Gaulle, partisans de continuer la lutte, il suggère de "poursuivre dans diverses régions de la France une lutte de guérilla qui disperserait les efforts de l'ennemi". La farouche volonté de Churchill fait impression à De Gaulle qui dans ses "Mémoires" note "Notre conversation fortifia la confiance que j'avais dans sa volonté. Lui-même en retint sans doute que De Gaulle, bien que démuni, n'en était pas moins résolu". Effectivement, les Anglais remarquent la détermination de De Gaulle.

L'homme du sursaut. D'après Spears, "il était calme, maître de lui, absolument pas démonté... Civils et militaires britanniques étaient enchantés de voir auprès de Reynaud le soutien de cette vigoureuse personnalité" alors que les Français avaient le visage blême, l'air de prisonniers... Spears ajoute "le Premier ministre qui paraissait chercher quelque chose sur les visages des Français a regardé plusieurs fois de Gaulle et a semblé y avoir trouvé ce qu'il cherchait..."

Churchill écrira aussi à propos de De Gaulle : "il était jeune et énergique et m'avait fait une impression très favorable. Je croyais probable que si la ligne actuelle s'effondrait, Reynaud lui demanderait de prendre le commandement". Avec son impitoyable lucidité, De Gaulle, formé depuis longtemps à la méditation politique, a compris où était la voie du redressement de la France et qu'il serait peut-être l'homme du sursaut. Osons le dire ! Pour De Gaulle, l'heure du destin a déjà sonné au château du Muguet !

J-M.Flonneau

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