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Pierre POMIES, combattant à Mareau-aux-Prés

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Pierre POMIES, combattant à Mareau-aux-Prés

Message par Fab le Lun 26 Mar - 0:50

Pierre Pomiès a été l'un des rares jeunes Français à entendre et à suivre l'appel du Général de Gaulle. Il raconte ses années de résistance et de combats au sud de la Loire.


Envie de gagner. "J'ai cru que je ne m'en sortirais pas"... Le 18 août 1944, Pierre Pomiès, pense vivre sa dernière heure. "Notre groupe de résistants a eu le malheur de croiser, à Mareau-aux-Prés, un convoi allemand en déroute, se souvient-il. La fusillade a éclaté et a laissé de nombreux morts des deux côtés. Je me suis réfugié sous un véhicule, mais j'ai quand même été blessé par des éclats de grenade, tandis que trois de mes camarades, Pierre Ferrand, Daniel Yvet et Gérard Vinauger, étaient tués près de moi. J'ai réussi à m'en tirer grâce à l'intervention d'une brave dame qui m'a fait fuir par la porte arrière de sa maison, ce qui m'a permis de m'échapper vers la Loire". Pierre Pomiès, 80 ans, se souvient de sa jeunesse durant les années sombres. Le 18 juin 1940, il est réfugié avec ses parents à Capdenac (Aveyron), lorsqu'il entend l'Appel du général de Gaulle "Cela m'a marqué, témoigne-t-il, parce qu'à 19 ans, on n'aime pas beaucoup perdre, on a plutôt envie de gagner..."

Un résistant de base. Pendant des années, Pierre Pomiès va passer beaucoup de temps l'oreille collée à la TSF. Un jour de mars 1943, alors instituteur à Coinces, il saute le pas. Refusant le Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne, il rejoint le mouvement Libération Nord dirigé par le Dr. Pierre Ségelle. Affecté au groupe de Raymond Bénard, il participe à de nombreuses missions de renseignements, entre autres sur les déplacements de la Wehrmacht et l'organisation des convois de marchandises vers l'Allemagne. Le 1er juillet 1943, il intègre le réseau "Athos-Buck" des Forces Françaises Combattantes. Six mois plus tard, son groupe est décapité par l'arrestation et la déportation de Raymond Bénard et Pierre Ségelle.

Privé de chef et de contact avec Libé Nord, Pierre Pomiès s'enrôle le 3 janvier 1944 dans le mouvement Vengeance. Celui qui se définit comme "un résistant de base sans responsabilité de commandement" participe dès lors aux parachutages organisés par Londres, de nuit, au Maquis Samatha : mitraillettes, plastic, vivres, munitions... "Lorsque nous entendions à la radio "Ce soir le coq chantera 3 fois", nous savions qu'il y aurait 3 parachutages, raconte Pierre Pomiès. J'ai encore dans les oreilles le bruit infernal des avions anglais volant à basse altitude et ouvrant leurs trappes pour larguer le matériel et dans les yeux la belle image des parachutes ouverts".

Reconquérir la liberté. Avec le groupe du capitaine Marc Labaye, il participe au sabotage, en juin 1944, la voie ferrée Orléans-Tours, à Chaingy, pour empêcher les Allemands de gagner le front de Normandie, et attaque leurs convois au sud d'Orléans... Il est aussi des combats de la Libération avec les Corps Francs de Pagnon Colonna. Hospitalisé à Orléans, suite à la sanglante échauffourée de Mareau, Pierre Pomiès ne peut prendre part avec ses camarades à la libération de Paris.

Aujourd'hui, il fait partie des gardiens de la mémoire, en tant que président de la section Loiret de l'Association Nationale des Combattants Volontaires de la Résistance (ANCVR) et de membre du conseil d'administration du musée de la Résistance et de la Déportation de Lorris. Officier de la Légion d'Honneur et de l'Ordre national du Mérite, Pierre Pomiès est également titulaire de la croix du Combattant Volontaire de la Résistance et de la croix du Combattant de 39-45. De justes récompenses pour ce représentant des soldats de l'Armée des Ombres du Loiret qui ont risqué leur jeunesse pour "mettre fin à l'humiliation et reconquérir la liberté".


http://www.loiret.com/dans-l-armee-des-ombres-histoire-et-tradition--1489.htm?RH=1296036354743

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