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Camp de JARGEAU , lieu d'incarcération des prostituées

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Camp de JARGEAU , lieu d'incarcération des prostituées

Message par Fab le Mer 22 Fév - 6:23


À partir des archives militaires de Fribourg, Insa Meinen décrit le système de prostitution mis en place
par la Wehrmacht dans la France occupée. Cette organisation était explicitement destinée à contrôler
l’activité sexuelle des troupes d’occupation.

Elle reposait sur l’idée que les soldats allemands devaient trouver en France, patrie de la jouissance et de la séduction, leur « repos du guerrier » avant de partir ou de repartir sur le front de l’est, mais qu’il leur fallait des plaisirs sains, exempts de risques de contamination vénérienne. Cela explique, en partie, l’étroite surveillance à laquelle était soumise la population féminine. Les médecins attachés, depuis Berlin, au service des maisons closes demandaient aux soldats atteints de maladies sexuellement transmissibles de dénoncer leurs partenaires supposées infectées et faisaient la chasse aux femmes soupçonnées de se prostituer en dehors de leur organisation.

Celles qui étaient arrêtées étaient immédiatement incarcérées dans les camps d’internement de Jargeau (Loiret) et de Lalaude (Indre et Loire). Fichées et soignées sous la contrainte, elles n’en sortaient que pour revenir dans les maisons ouvertes par la Wehrmacht, qui jouait ainsi un véritable rôle de proxénétisme administratif.
Affichant des objectifs hygiénistes, l’administration militaire appelait les bordels des « établissements sanitaires », réputés lutter contre les épidémies et les sources d’infection. Il en existait de différentes
catégories, pour les officiers, pour les soldats, pour les travailleurs des chantiers de l’organisation Todt. Insa Meinen en a compté une petite centaine répartis sur tout le territoire.
Celui d’Angers a reçu 8000 clients entre février 1941 et février 1942. Tout en procédant à des
choix raciaux stricts parmi les femmes, le service de santé de la Wehrmacht, regrettant l’impossible chasteté des troupes, a tenté d’empêcher toute possibilité de relation non mercantile entre les prostituées et leurs clients.

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