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1940-1941 : le Loiret entre en rationnement

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1940-1941 : le Loiret entre en rationnement

Message par Fab le Mar 27 Déc - 11:00

Article paru sur le site su Conseil Général du Loiret

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1940-1941 : le Loiret entre en rationnement

Au début de la guerre et pendant la "drôle de guerre", le rationnement s’installe en douceur dans le Loiret... Mais, en juin 1940, le Loiret sinistré est tout entier occupé par les Allemands. S’ensuit, dès l’automne, un sévère rationnement, qui s’aggrave en 1941.

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Un décret du 29 février 1940 et un arrêté du 9 mars
organisent les grandes lignes d’un rationnement draconien.
(Photo Musée départemental de la Résistance et de la Déportation
)


Cartes d'alimentation et tickets. En septembre 1939, pour ménager le moral de sa population, la France est le seul pays à entrer en guerre sans rationnement ! C’est seulement le 4 octobre 1939 qu’un décret organise un secrétariat général du Ravitaillement en denrées alimentaires. En décembre suivant, quelques mesures de rationnement sont annoncées : par semaine, trois jours sans viande ni pâtisserie, deux jours sans alcool… Mais dans le Loiret, ces mesures ne sont appliquées, par arrêté préfectoral, qu’à partir du 14 mars 1940.

Ce sont un décret du 29 février 1940 et un arrêté du 9 mars qui organisent les grandes lignes d’un rationnement draconien, avec cartes d’alimentation individuelles munies de coupons et tickets donnant droit à des rations. Ces textes répartissent déjà les consommateurs en sept catégories, dont chacune est désignée par une lettre : E pour les enfants de moins de 3 ans, J1 pour les enfants de 3 à 6 ans, J2 pour les enfants de 6 à 12 ans, A pour les Français de 12 à 70 ans qui ne font pas de travaux pénibles, T pour ceux de 14 à 70 ans qui exécutent des travaux de force, C pour ceux de 12 ans et plus qui effectuent des travaux agricoles, enfin V pour les plus de 70 ans. Toutefois, dans la réalité, la situation reste un temps proche de la "normale"...

Brutales restrictions. Jusqu’en juin 1940, la date à laquelle la guerre fait irruption dans le Loiret ! Bombardements et opérations militaires touchent alors 87 communes sur 349. Le département est en zone occupée. Il doit vivre en autarcie. Le nouveau préfet nommé par Vichy arrête de strictes restrictions. Selon les cartes de pain, les E ont droit à 100 gr par jour, les J1 et les V à 200, les J2 et les A à 300, les T et les C à 500. Le pain ne peut être mis en vente que 24 heures après la cuisson. Le 3 août, le Républicain du Centre titre : "Nous mangerons du pain rassis !" Prétendant à un anti-étatisme corporatiste, Vichy confie le ravitaillement à des organismes professionnels. Mais il s’ensuit abus, privilèges et vie chère. Dans les villes, les queues s’allongent devant les magasins. Travailleurs et mères de familles nombreuses ont du mal à se ravitailler.

A mesure que l’Occupation se prolonge, le rationnement concerne de plus en plus de produits : sucre, pâtes alimentaires, huiles végétales, pommes de terre, riz, légumes secs, etc. Alors qu’elle s’élevait avant-guerre à 400-500 gr, la ration quotidienne de pain oscille désormais entre 100 et 400 gr selon les catégories. Et au lieu de 950 gr avant-guerre, la ration hebdomadaire de viande, d’abord fixée à 360 gr pour tous, baisse à 300 gr pour les citadins et 250 pour les ruraux. Il faut aussi se contenter de 50 gr de fromage et 100 gr de matières grasses (beurre, margarine, huile) par semaine, au lieu de 150 avant-guerre...

Colis "familiaux". La ration officielle quotidienne s’élevant à 1 220 calories au lieu des 3 000 nécessaires (avec en moyenne théorique 250 gr de pain, 25 de viande, 6 de fromage...), les consommateurs ont recours aux colis dits « familiaux » et à aux achats directs aux producteurs. Le troc, le marché "gris" - dit aussi "rose" ou "amical" -, le marché "noir" et aussi le marché "brun", avec l’occupant, explosent. Aussi, les habitants du Loiret sont-ils inégaux devant le ravitaillement. Les paysans arrivent assez bien à vivre en autoconsommation.

Mais, à la ville, les prix deviennent prohibitifs pour beaucoup. Le salaire mensuel moyen départemental s’élevant à 1 000 francs courants, la moitié des ménages populaires joignent à peine les "deux bouts". Les dépenses d’alimentation passent de 50-60% à 70-80% de leurs budgets, retrouvant ainsi le niveau de la fin du 19e siècle ! Pour 30% d’entre eux, les dépenses totales l’emporteraient même sur les ressources ! Désormais, pendant l’Occupation et le régime de Vichy, le baromètre de l’opinion sera "l’estomac et le portefeuille".

J.-M. Flonneau
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