Derniers sujets
» Vidéo - ORLEANS 1939 à 1945
Jeu 3 Aoû - 23:03 par Fab

» Vidéo - Le maquis de LORRIS et la prise de l'école militaire à PARIS
Jeu 3 Aoû - 22:59 par Fab

» Nouvelle arrivée MARIE-MARTINE et la DAVCC
Mar 1 Aoû - 3:30 par Marie-Martine

» Recherche tombe de mon grand père mort à Sigloy le 18/06/1940
Ven 28 Juil - 2:54 par Fab

» présentation de DURAND
Ven 28 Juil - 2:48 par Fab

» Présentation Didier
Mer 26 Juil - 23:14 par Fab

» Présentation steeven
Jeu 22 Juin - 20:23 par Fab

» Présentation de CGOUACHE
Jeu 22 Juin - 20:16 par cgouache

» Presentation DA SILVA
Lun 29 Mai - 18:35 par DA SILVA

» GIEN : Récit et photos de la Bataille de Gien - 15 au 19 Juin 1940
Ven 26 Mai - 1:58 par Fab

» Gien et Orléans en 1940
Mer 24 Mai - 0:22 par Fab

» Gien, de 1940 à aujourd'hui
Mer 24 Mai - 0:15 par Fab

Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée


le 25e GRCA (Groupe de Reconnaissance de Corps d’Armée) se bat autour de MONTARGIS (Juin 1940)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

le 25e GRCA (Groupe de Reconnaissance de Corps d’Armée) se bat autour de MONTARGIS (Juin 1940)

Message par Fab le Jeu 28 Juil - 9:56

le 25eme GRCA (Groupe de Reconnaissance de Corps d’Armée) piégé dans le Loiret (Juin 1940)

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

16 Juin 1940

4H00 – Apprenant alors que la route Cheroy – Jouy est très encombrée, le commandant décide de gagner non plus Ferrières, mais Bois-le-Roi, à 3 KM au Sud Est de Ferrières dans la Forêt de Montargis par les petites de Villebon, Egreville, Chevannes et Griselles.
A Cheroy, le Lt Boniface perd la colonne du fait du changement d’itinéraire. Il continue sur Ferrières. Peu avant d’y arriver, il retrouve le détachement des 3 voitures de l’adjudant Moissenet. A Ferrières, il ne trouve pas trace de la colonne du Commandant Danglade et continue sur Montargis.

4H30 – Le PC du Colonel arrive à la sotie Ouest de Montargis avec une heure de retard par suite de
l’encombrement des routes qui est inimaginable, en particulier à Montargis où les voitures garnissent non
seulement la chaussée mais les trottoirs.

6H00 – Pas de nouvelles du Général de Division.
Le Lt Morand, officier de renseignements, est envoyé aux ordres à son PC à Ouzouer.

7H00 – Le Commandant du 72e GRDI rend compte qu’il est arrêté au nord de Montargis, faute d’essence.
Le Colonel lui donne l’ordre de faire de l’essence aux bornes rencontrées sur les routes et de voir dans les garages de Montargis s’il est possible d’en trouver.

En arrivant à Montargis, le Lt Boniface qui avait perdu la colonne du Commandant Danglade trouve un jalonneur laissé par le Médecin Lt Weill de la colonne à cheval du Capitaine Naud.
Par lui, il apprend que le TC de l’escadron à cheval est rassemblé ainsi que plusieurs véhicules de l’escadron de Mses dans un bois situé à 1 KM Sud du carrefour de la route de Montargis à Bellegarde et de Montargis à Lorris, sur la route de Lorris.
Il s’y rend et y retrouve les éléments précités sous le commandement du Médecin Capitaine David qui lui donne le point de rassemblement du GR à Argent.

13H00 – Le Colonel arrive à Ouzouer. Il y trouve Colonel Blaizot commandant l’ID de la 2° DLIC à qui il rend
compte de la situation. Ce dernier donne à l’officier de liaison du 72° GRDI l’ordre de se replier sur Sally-sur-Loire.
Le Général Commandant le 2° DLIC étant signalé comme venant d’être vu sur la route d’Ouzouer à Sully se
dirigeant vers le pont sur la Loire, le Colonel cherche à le joindre.
Les renseignements les plus contradictoires circulent sur l’état des ponts de Gien, de Sully et de ceux qui sont plus à l’Ouest.

14H00 – L’encombrement des routes est toujours aussi grand, et il est impossible de remonter le courant pour faire une liaison, l’aviation ennemie bombarde le pont de Sully qui est touché en plusieurs points.

Vers 16H00, l’Escadron Naud se présente au pont de Sully. A peine la Loire est-elle franchie, qu’une vague d’avions ennemis apparaît et bombarde le pont et la ville de Sully. Un certain nombre de chevaux échappent à leurs cavaliers.
Une grosse bombe a percuté en plein sur une des piles et l’a détruite en partie, le tablier du pont est crevé en plusieurs points ; la circulation des voitures est interrompue.
Le Commandant Danglade, qui est encore à Bois-le-Roi, envoie les maréchaux des logis Dalsème et Messager
reconnaître le passage du Loing à Nargis, Dordives et Souppes.

16H30 – Par les officiers de spahis du GRDI qui rentrent de reconnaissance, il apprend que des blindés allemands circulent autour de Montargis et dans la forêt ; il décide de partir en direction de Paucourt et de franchir le Loing à Cepoy pour aller ensuite à Prefontaines à 5 KM au Sud de Château-Landon.

18H00 – Au moment de prendre la direction de Paucourt, la colonne étant déjà formée, arrivent mes maréchaux des logis Dalsème et Messager qui avaient été envoyés reconnaître les passages du Loing plus au Nord.
Le pont de Nargis est libre. La colonne est immédiatement dirigée sue ce point de passage qui est franchi quelque instants avant que le dispositif de destruction joue et le rende inutilisable.
Celle-ci se dirige ensuite sur Sceaux par Prefontaines en vue de gagner Bellegarde.
Entre Prefontaines et Sceaux un certain nombre de soldats, sans vestes, venant de Sceaux font signe de ne pas avancer.
Ils disent que des éléments ennemis occuppent le village, qu’ils y ont été faits prisonniers et désarmés.

20H00 – La colonne change alors de direction, prend plein Sud et, par Villevoques et Ladon, arrive à Bellegarde à 21 heures.

21H00 – Le commandant décide de se diriger sur Gien par Lorris.
Dès le départ de Bellegarde, le cheminement s’avère très difficile en raison de l’afflux des réfugiés et des colonnes militaires.
Le Commandant qui souffre de sa blessure au pied se fait transporter avec le maréchal des logis par une
camionnette du 2e escadron qui suit la colonne des sides-cars.


17 Juin 1940

2H30 – La colonne des side-cars qui précède le Commandant Danglade arrive à Lorris.
La camionnette dans laquelle se trouve le commandant ne se frayant que difficilement un passage est resté en arrière de plusieurs kilomètres.
Les Lts Pinon et de Vaugelas qui sont à la colonne des sides font demi-tour et partent chercher le commandant pour le ramener dans un side.

5H15 - Le commandant arrive à Lorris et prend place dans le side du Lt Pinon.
La colonne ayant en tête le peloton Chancerelle s’engage sur la route de Gien suivie du Commandant Danglade.
A ce moment, le side dans lequel se trouve le Lt de Vaugelas est renversé par une remorque d’artillerie et la roue arrière de la moto est brisée. Un side lui est laissé afin de lui permettre de réparer.
La route de Gien est très encombrée et l’embouteillage est complet. Un capitaine d’artillerie décide de faire demi-tour à sa colonne, le Commandant donne l’ordre de faire de même et de prendre la route, de Sully-sur-Loire.
Le Commandant est toujours en side-cars.
La progression est extrêmement difficile, il faut à chaque instant franchir les fossés pour empruter les champs en bordure de la route.
A quelques kilomètres de la sortie de Lorris, tandis que le Lt Pinon s’emploie à faire passer des sides dans un
endroit difficile, il voit le Commandant Danglade, à environ 200 mètres de lui, à partir en avant et doubler la
colonne des voitures sur une moto solo.
Les motos étant dégagées du passage difficile, le Lt Pinon monte sur un des derniers sides et se trouve distance du gros de la colonne.
A quelque distance de là, demandant à un carrefour quelle était la direction prise par la colonne, il lui est répondu "à gauche", ce qui l’amène avec quelques sides sur la route de Bordes à Ouzouer.
Toutes les voitures sur cette route sont orientées vers Gien impossible de remonter le courant pour gagner Sully. Il prend alors le parti de passer la Loire à Gien et progresse difficilement au milieu d’un encombrement indescriptible.

A 12H30, il arrive au pont de Gien qu’il franchit et s’arrête sur la route d’Argent à 800 mètres du pont.

A 15H00, il est rejoint par l’adjudant Danet et le maréchal des logis Fabry qui, vers 6H15, à Montereau, ont perdu le gros de la colonne.

A 19H30 arrive le Lt Boniface avec deux voitures de liaison, 1 side et 2 solos.
Celui-ci qui devait primitivement passer par le pont de Sully avait appris à 4 H du matin que ce pont était sauté. Il avait alors pris la direction de Gien, par une route toujours aussi encombrée et avait réussi à passer la Loire à 19 heures

A 20H05, le pont de Gien saute.
La liaison est prise à Ménétréol avec le Colonel.

12H30 – Le Colonel reçoit l’ordre de regrouper le plus rapidement possible le GRCA dans la région du Baudeaux à 5 KM au Sud-Ouest de Ménétréol.

PC du Colonel : Ménétréol.

PC du CA : Château de la Faye à partir de 14H00.

13H00 – Deux sous-officiers de l’escadron de Mses arrivent au PC et signalent que leur matériel et quelques
éléments sont encore au Nord de la Loire. Le Colonel les renvoie avec mission de les faire passer par les ponts de Sully (route ou voie ferrée) et, en cas d’impossibilité, de les diriger à l’Ouest sur les ponts de Chateauneuf et de Jargeau, de rejoindre ensuite les baudeaux par Tigy, Vannes-sur-Cosson, Isdes, Clemont, Sainte-Mondaine, Ménétréol-sur-Sauldres.
Si cedernier itinéraire se trouvait impraticable, prendre les petites routes qui se dirigent vers le Sud parallèlement à ce dernier itinéraire par Vienne-en-Val, Souvigny, Chaon, Brinon, Sainte-Montaine.

16H00 – Le Colonel installe son PC aus Baudeaux.

20H00 – Le GRCA reçoit l’ordre de faire mouvement dès que possible sur Bordaloue au Nord-Est de Nancay. Il
poursuivra ensuite son mouvement de façon à passer le Cher avant midi, le 18 à Vierzon
Point de regroupement : La Chapelle Saint-Laurian, au Sud-Est de Vatan.
Afin de permettre le regroupement des éléments n’ayant pas encore rejoints, le Colonel décide de passer la nuit aux Baudeaux.
L’escadron à cheval rejoint dans la soirée et quelques éléments motorisés arrivent dans la nuit.
Pendant ce temps, le Commandant Danglade qui, en cours de route, après avoir quitté Lorais, est monté dans une voiture Renault récupérée par l’adjudant Cholet, est arrivé aux Bordes avec quelques sides-cars.
Là, le Colonel Roux, Commandant l’ID de la 87e DI reconnaissant les éléments d’un GR demande au Commandant de couvrir sa colonne qui se dirige sur Gien et non pas sur Sully dont le pont est occupé par les allemands.
Le Colonel Roux demandant seulement 2 FM du GR, le Commandant Danglade propose aux hommes non utilisés de gagner la Loire, mais ceux-ci ne veulent pas se séparer et le quitter.

15H00 – La route d’Orléans est déblayée, les voitures ayant été dirigées sur les champs et les bois. Aux dires des réfugiés, les allemands assurent le service d’ordre à 300 mètres de là.
Du côté de la route de Lorris, les allemands ont arrêté la colonne de réfugiés et sont arrivés aux premières maisons du village. Ordre est donné au maréchal des logis Flossant de se replier à l’intérieur de celui-ci. Le feu est ouvert sur l’ennemi. Les 75 du Colonel Roux tirent à bout portant
Le repli est ordonné sur la passage à niveau où se trouve le PC du Colonel Roux. Là, comme dans le village, les 75 débouchent à zéro dans la direction de la gare. Le FM du maréchal des logis Flossant installé d’abord dans une maison, ensuite dans un jardin, puis sur la voie ferrée assure la sécurité du 75 qui tire dans la direction de Châteauneuf.

22H00 – Le Colonel Roux, d’accord avec le Commandant Danglade envisage de tenter le franchissement de la Loire à la faveur de la nuit, quand les allemands se présentent avec un drapeau blanc et annoncent la conclusion de l’Armistice.
Tandis que le Colonel Roux et le Commandant parlementent avec eux à Bonnée pendant plusieurs heures, le
village des Bordes est encerclé par l’ennemi.

Finalement, les allemands déclarent qu’il ne s’agit pas d’un armistice, mais d’une trêve et que le feu reprendra à 4heures.

18 Juin 1940

Le Colonel Roux et le Commandant Danglade jugeant la situation désespérée, toute résistance s’avérant inutile, décident de cesser le combat. Tout le matériel est détruit, canons, FM, side-cars et, aux premières du jour, tous les éléments qui se trouvaient dans le village du Bordes sont faits prisonniers.

L’état des pertes pour les journées des 15 – 16 – 17 et 18 Juin s’élève à :

Tués : 3
Blessés : 6 dont 2 officiers et 2 sous-officiers
Disparus : 222 dont 3 officiers et 18 sous-officiers.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



avatar
Fab
Admin

Messages : 1186
Points : 2608
Date d'inscription : 25/08/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://loiret3945.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum