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Hommage à André THOREAU, le 8 mai 2010 à Boigny-sur-Bionne (45)

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Hommage à André THOREAU, le 8 mai 2010 à Boigny-sur-Bionne (45)

Message par Fab le Jeu 2 Sep - 20:44

Cet hommage, dans le cadre du 70e anniversaire de l'appel du 18 Juin 1940, a eu lieu à Boigny-Sur-Bionne où est né André THOREAU, compagnon de la Libération.

Lors de cet hommage a été dévoilé une stèle sur un des côté du monument aux morts, en hommage à
Monsieur André THOREAU, (Monsieur Claude THOREAU, fils d' André THOREAU était présent),

Installation dans une salle, une exposition sur le thème de la 1ère Division Française Libre (1 ère DFL) et projection de trois petits films.

Le protocole a été le suivant :

- regroupement place des écoles à 11 h 15
- hommage aux drapeaux à 11 h 30
- défilé vers le monument,
- cérémonie au monument,
- retour en défilant vers la Mairie,
- discours et vin d’honneur salle du Conseil.


















Extrait des mémoires de Gustave Camerini dit Clarence, "Ce soir, nous monterons tous au paradis".
Dans cet extrait, Camerini évoque sa rencontre avec "Toro", c'est à dire André THOREAU, un jour très particulier, celui où , dans la bataille de l'Himeimat est tué une grande figure de la 13e Demi-Brigade de Légion Etrangère, le lieutenant-colonel Amilakvari...


« Je descends de ma Jeep à la recherche des différentes compagnies. Moi j'étais originaire de la 2e compagnie, qui se trouvait également en ligne et se préparait pour l'attaque. Je vais voir le capitaine Morel qui commande la compagnie, je ne sais pas ce qui va se passer, mais moi je préviens que, bien ou mal, je ne lâcherai pas ma compagnie. Si on veut me rendre ma section, on me la rend, si on ne veut pas me la rendre — c'était la 1ère section —, je m'arrangerai d'une autre façon. Je descends de ma Jeep, je marche, et tout à coup je vois arriver de loin deux officiers bien connus de moi : le lieutenant-colonel Amilakvari et le capitaine Saint-Hillier, vieilles connaissances évidemment.

Dès que je les vois, je flaire le danger, car je n'étais quand même pas en situation régulière dans ces parages, je me dis : « II vaut mieux que je tourne les talons », et je les tourne immédiatement.
Trop tard ! On m'a vu. J'entends la voix d'Amilakvari : « Clarence, venez ici ! » Rien à faire ! Demi-tour, je me présente. « Qu'est-ce que vous faites là ? » Je réponds froidement : « Je viens me battre, comme toujours. » C'est tout. « Mais mes cadres sont complets ! », me dit Amilakvari. « Tant pis, j'irai me battre tout seul ! — Pas sérieux », répond-il.

À ce moment-là, je commence à me fâcher. Amilakvari, qui comprend très bien la chose, me dit : « Écoutez, j'ai besoin de vous, vous allez quand même, sans besoin de venir attaquer avec nous, rester ici à l'arrière avec un chef d'état major... », je ne sais pas ce que c'était comme chef d'état major, le capitaine ou commandant Toro (Thoreau) , je ne sais pas très bien ce qu'il devait être ; c'était un civil d'Alexandrie, très intelligent ; il s'occupait d'assurances, je crois, en Egypte, et il était devenu militaire.

« Alors, allez avec lui un instant, restez pendant que nous conduisons l'opération, car c'est une opération qui va partir ce soir, et il faudra voir ça. Je désire d'ailleurs que vous fassiez une liaison auprès du général Koenig, car il va nous suivre pas à pas. »

Puis il m'a chargé de quelque chose, qui devait avoir lieu entre cette espèce d'état major immobile, celui de Toro (Thoreau), et le général Koenig lui-même. C'était vague, ce n'était pas très clair. Peut-être un truc pour se débarrasser de moi à ce moment-là, je ne sais pas.


Un peu furieux, mais je sentais quand même encore de la discipline dans tout cela, je fais demi-tour, et je dis : « Bon, d'accord, ça va. L'attaque aura lieu ce soir. Les trois bataillons vont partir, moi je vais faire cette liaison avec ce commandement. » Je m'y rends, ce n'était pas loin. J'y trouve Toro (Thoreau), d'autres officiers que je revois encore. Je fais savoir que je suis chargé de ceci, un de nos camarades, un garçon intelligent, capitaine, je crois qu'il a été tué après, me dit : « Bien, espérons qu'ils ne soient pas foutus en l'air, tous ces bataillons qui vont partir ! » Je ne sais pas pourquoi il me dit ça.

Nous parlons un instant, je reste là et qu'est-ce que je vois ? Une trentaine de prisonniers italiens, fascistes, qui étaient de la Folgore. Ils étaient d'assez bonne humeur. C'était de soi-disant parachutistes de l'armée de Mussolini, car Mussolini n'étant pas en mesure de créer quoi que ce soit, avait inventé ce régiment qui portait des insignes de parachutistes et tout, mais n'avait jamais vu un parachute.

Mais ceci n'a pas d'importance, c'était plus ou moins la situation de l'armée italienne à l'époque. Je suis immédiatement entouré par ces Folgore qui crevaient surtout de soif et me demandent de l'eau. La Jeep qui m'avait accompagnée n'était pas loin, je leur fais donner de l'eau et j'ai le sentiment évident que je n'ai qu'à ouvrir le bec, à parler, ils ne demandaient qu'à me raconter tout ce qu'ils savaient. C'était mon impression mais, le service de renseignements, moi, je n'en étais pas du tout chargé — j'ai l'impression qu'on n'en avait pas du tout, qu'il n'existait plus, mais je ne veux pas parler de ça longuement car je ne suis pas là pour faire des critiques inutiles.

Je termine avec mes Folgore auxquels j'avais fait donner de l'eau pour les tranquilliser. Je ne réponds pas à leurs questions parce que je ne fraternise pas avec l'ennemi et je m'installe dans ce PC.

Le soir tombe, la nuit tombe. Cette fois, toute notre demi-brigade est partie. On n'en sait plus rien. Je m'endors un peu parce que je commence à en avoir assez : j'ai une mission auprès de Koenig mais on ne me dit rien. Nous, ceux de l'arrière, nous restons un peu seuls, et nous attendons ce qui va se passer. Mon pauvre ami, en pleine nuit, ce qui se passe, c'est qu'on entend des tirs d'artillerie ennemie, et puis de temps en temps on voit quelqu'un qui arrive épouvanté.

« Mais qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui se passe ? » Nos unités sont rejetées en l'air, une après l'autre, je ne sais pas comment ni pourquoi, dans la nuit, on ne voit goutte ; on ne sait rien, on sait simplement que les choses vont mal. Je me suis à moitié endormi quand j'entends Toro (Thoreau) : « Mon Dieu, il a été tué, il a été tué ! » Je me lève : « Quoi, qu'est-ce que c'est ? — Amilakvari vient d'être tué !


sources: http://compagnonsliberationloiret.jimdo.com
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Fab
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