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Activités des maquis de VENGEANCE dans le Loiret, du 15 février 1944 jusqu’aux combats de la Libération.

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Activités des maquis de VENGEANCE dans le Loiret, du 15 février 1944 jusqu’aux combats de la Libération.

Message par Fab le Dim 1 Mai - 21:18

Activités de Vengeance du 15 février 1944 jusqu’aux combats
de la libération.


Textes issus du site de marc Chantran sur le réseau Turma - Vengeance :

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Nos éléments furent regroupés par Guyot. Le capitaine Brasseur participa également à ce rassemblement. Ils manifestèrent, ainsi qu’on va le voir, et malgré les arrestations répétées de janvier, une intense activité pendant toute la période qui précéda les combats de la Libération.

Le capitaine Pagnon (-Colonna) fut nommé chef militaire, pour Vengeance, sur le  Loiret.
Signalons encore que la collaboration de nos agents avec ceux de l’O.R.A. fut toujours étroite.

Jolivet avait installé à Orléans un important service de faux papiers, qui possédait les cachets de 18 mairies des environs et fournit entre autres  2.480 fausses cartes d’identité et 3.000 certificats de travail.

Le service des maquis était aussi au point ; des attaques sur des mairies permirent de leur fournir des cartes d’alimentation (1.200 jeux complets). Par ailleurs, des souliers et du tabac leur furent distribués. Ces services étaient à la disposition des autres mouvements.

L’armement fut assuré par des parachutages ; ceux-ci s’intensifièrent après le débarquement.
Le 2e bureau fonctionna toujours activement.
Le service de rapatriement prit en charge 21 aviateurs alliés.

Action du groupe de sapeurs-pompiers : malgré l’arrestation, le 16 janvier, de son chef, l’adjudant Fontana et des sapeurs Desbrosses, Pierrot et Vaillant, l’activité de ce groupe ne subit aucun ralentissement.
- Le 18 février, il attaqua un convoi de camions sur  la route de Gien, sabota des lignes téléphoniques de la région de Coulmiers, fit évader des prisonniers indigènes des camps des environs. Par ailleurs, le groupe de Chécy-sur-Lye, se met activement au travail dès le débarquement allié.  
- Les 7 et 8 juin, il sabote toutes les voies ferrées qui partent d’Orléans en direction de Tours, Chartres, Montargis, Paris, Pithiviers.
- Du 8 au 15 juin, il interrompt toutes les lignes téléphoniques qui partent d’Orléans, en particulier les lignes souterraines Paris-Hendaye.
- Du 15 au 30 juin, destructions sur les lignes téléphoniques et les voies ferrées, notamment les aiguillages. 7 camions allemands sont sabotés à Orléans et à Chécy.
- La ligne de haute tension est coupée à Bucy.
- Un ponceau détruit sur la route de Saint-Lyé.
- Des wagons incendiés à Tivernon.
- Sabotage des lignes téléphoniques Paris-Portugal.
- Deux ponts détruits à Chécy et à Fay-aux-Loges.

Guyot ne dut qu’à la rapidité de sa course de n’être pas arrêté à Orléans en janvier. Il continua à mettre sur pied ses groupes d’action immédiate qui menèrent l’action contre les soldats allemands : 21 sont assaillis et désarmés dans le courant du mois de février. Il prend contact avec Jarry, D.M.R. pour la zone Nord et, à partir du mois de mai, organise l’intégration des Corps Francs Vengeance d’Orléans dans les F.F.I. Il partit dans la Nièvre, fin mai, sa tâche remplie, afin de gagner son secteur de combat.

Le groupe Marceau organisa les sections de Mardie, Bou, Donnery. La section de Ferrières était commandée par le lieutenant Remigereau, nommé dans son secteur chef intergroupement des F.F.I. Châteauneuf-sur-Loire comportait une compagnie commandée par Ralph et Jim. La moitié des effectifs furent capturés au mois de juillet 1944 par la Gestapo. Des éléments du groupe Marceau se trouvaient à Orléans (93 hommes), Sougy, Parthenay, Pithiviers. Ils prirent part à un parachutage.

Le groupe d’Arnouville, secteur d’Angerville, manifesta également une intense activité. Il constitua un petit maquis pour les réfractaires de  la région, participa à 7 parachutages, un atterrissage. Il possédait un poste d’émission radio au château d’Arnouville ; il transporta des armes à Paris.


Rôle des Corps Francs Vengeance dans les combats de la
libération.


Les combats de libération dans le Loiret.

Le capitaine Jean-Louis Pagnon avait été nommé chef militaire de Vengeance pour le département du Loiret. Il constitua et organisa de nombreux groupes dans la région. Des armes furent parachutées pendant la période d’attente (9 parachutages à Angerville, 6 sur les terrains au sud de la Loire, 2 à Montargis, 2 à Fay-aux-Loges).


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Nous allons donner des extraits des journaux de marche des différentes formations Vengeance
qui ont opéré dans le Loiret, à partir du débarquement.

Secteur d’Angerville (Sud Essonne - Nord Loiret).
Groupe d’Arnouville. 7 juin, destruction de la voie ferrée entre Angerville et Boisseaux (Paris-Orléans).
- 18 août, ravitaillement en essence pris aux Allemands, remis à la première colonne américaine de reconnaissance.
Groupe de Quatrevaux. Hébergement de 5 pilotes américains accidentés. Hébergement et protection de 30 Anglais parachutés dans la région  d’Orléans. Nombreuses attaques et destructions sous les ordres du lieutenant Berteaux, notamment attaque d’un détachement dans la région de Pithiviers, et 2 destructions de  la voie ferrée Pithiviers-Étampes (en collaboration avec le maquis de la Pierre).
Maquis de la Pierre. 12 août, attaque nocturne de 2 camions de SS sur la route d’Orléans. 15
ennemis tués ; les deux camions sont détruits.
- 15 août, des patrouilles font 5 Allemands prisonniers à Autruy et 3 à Estouches.
- 18 août, attaque d’un groupe allemand dans le bois de Monnerville.
- 23 août, les groupes Bouttier et Barthomeuf attaquent une section ennemie qui avait, le matin, abattu 5 Français à Levesville. 4 sont tués, 5 prisonniers. Nous avons un tué et un blessé.
- 24 août, 3 prisonniers dont 2 officiers à Autruy.
- 18 août, le groupe Didier abat 5 Allemands au Puiset et récupère une mitrailleuse, il attaque une formation ennemie à Champilory et fait 19 prisonniers.
- 19 août, les groupes d’Angerville et d’Arnouville, dirigés par Duvillard et Renault, attaquent un convoi allemand qui est obligé de décrocher. Pris en chasse par le groupe Didier qui leur impose le combat, les Allemands perdent 6 tués, un  blessé, une auto, un side-car et toutes leurs armes. Le groupe Martial fait un prisonnier.
Le groupe Didier fait, le lendemain, 10 prisonniers dans les bois de la Potence à Ormeville, aidé du groupe Martial.
- 22 août, à Bissay, ramassage de 17 prisonniers. Le  groupe Didier attaque des cyclistes allemands et en abat 6.
- 25 août, une pointe est poussée sur Paris par le groupe Berthomeuf, avec une voiture et 4 hommes. À Antony, ils attaquent un poste ennemi et tuent 3 Allemands ; chargés de mission par un lieutenant de Leclerc, à Fresnes, ils font 2 prisonniers. Ce groupe entre à Paris avec la 2e D.B., le 26 et participe aux combats de rues (2 tués, 1 prisonnier).
- 28 août, un groupe commandé par Didier, en mission  à Paris, engage le combat contre des miliciens et des Allemands, il en abat 3 et en capture 1.
Groupe de Mereveille. Hébergement de 5 aviateurs américains dont 2 tombés d’un Libérator  (contact avec Messieurs Chevallier, Morance et Bertheau).
- 17 août, capture de 3 Allemands à Saclas.
- 20 août, combat sur la route G.C. 49. 6 morts allemands sont enterrés au cimetière de Mereveille.
- 23 août, attaque et capture de 4 Allemands dans la vallée de la Juine. Ce groupe s’est en outre particulièrement distingué par son service de renseignements militaires.
Groupe du Pussay. 24 août, combat à Ormeville. 2 tués ennemis, 1 blessé.
- 25 août, mission à Paris, la bataille de rues (secteur de l’école des Mines). Un prisonnier.
Au total, nos unités, dans le secteur d’Angerville, ont fait 74 prisonniers, elles ont abattu en combat 51 ennemis, en blessant 4 autres. Elles s’emparent de 1 voiture, 1 side-car, un canon anti-char, 5 armes anti-chars, 2 FM., 515 mitraillettes, 40 fusils. Une centaine de missions de reconnaissance sont effectuées pour l’état-major américain, dont une derrière les lignes ennemies, par 2 gendarmes du groupe de la Pierre. Elles organisent ensuite les comités locaux de Résistance à Angerville, Pussay et Mereveille.

Groupe des Aubrais.
- Du 12 au 16 août, sabotage sur route et voies ferrées.
- 17 août, capture de 30 Allemands à Fleury, Saran et Semoy.
- 21 au 25 août, 36 prisonniers à Robrechien, Loury, Chilleurs, Neuville et Bazoches.
- 26 août, 8 prisonniers à Saint-Cyr-en-Val.
Ces 74 prisonniers furent remis aux autorités américaines.

Maquis de Samatha.
Chef, sous-lieutenant Baroni, 40 hommes.
- Du 15 au 20 juin, 6 opérations de parachutage.
- 25 juin, le maquis est attaqué par 500 Allemands. Après un vif combat qui coûte 26 morts à l’ennemi, et un seul blessé à nous, notre unité est obligée de décrocher. Les hommes de ce maquis sont ensuite affectés à différentes formations d’Orléans.

Groupe des pompiers d’Orléans.
Ce groupe très actif, avait été constitué par l’adjudant Fontana, arrêté en janvier.
- 9 août, sabotage de la ligne de Pithiviers qui empêche le départ de 1.200 prisonniers.
Ce groupe assure le passage des lignes allemandes à 25 camarades destinés au maquis de Lorris, et, le 18 août, force une colonne allemande à abandonner armes et matériel sur la route de Blois.
- Le 16, lors de l’incendie du parc à fourrages, effectué par les Allemands, il récupère plusieurs
mitrailleuses.

Groupe de Saint-Jean de la Ruelle.
- 15 août, un ensemble de combats à Gémigny, Saint-Sigismond, et Saint-Péravy, permet de faire au total 31 prisonniers ; l’ennemi perd, en outre, 10 tués et 6 blessés ; au cours du nettoyage du bois de Malmuse, le soldat Geguzo fait 7 prisonniers et abat un Allemand.
- 16 août, un coup de main, sous la conduite du lieutenant Terreau, permet la prise de 2 camionnettes, 2 voitures de tourisme, et une moto. 4 Allemands sont tués, 5 prisonniers dont le commandant du camp de Châteaudun.
Engagement à Bagatelle avec liaison de chars. L’ennemi perd 7 morts et 3 prisonniers. Une série d’opérations de nettoyage, en liaison avec des chars est menée dans les bois de Montpipault, Bucy, Sallier, Monmadour, Darvoy, au cours desquelles le sergent Manson se distingue ; puis nettoyage d’Ormes, Villeneuve, d’Ingré, Ingres et Saint-Jean-de-la-Ruelle, en liaison avec le groupe Baribault.
Hermel permet aux Américains la prise de 30 prisonniers ; 3 sont abattus. Le caporal-chef René Guillaume fait 3 captifs. Le Saint-Cyrien Auclair : 3. Baribault et Raymond Chatier : 3 également.
Au cours du nettoyage du Changelain, Sellier et et Champoigny, Coquart fait 6 prisonniers.
Le sergent-chef Juline organise la défense de Saint-Pérevy. Le sergent-chef Saïd, en liaison avec le groupe Hermel, ramène 3 captifs. 4 autres dont 2 blessés sont pris par le groupe Lasnier et Boudet. Lasnier est blessé au cours d’une patrouille de nuit.
- 21 août, 8 prisonniers.
- Du 18 au 28 août, patrouilles sur les rives du Loiret.

Groupes de Montargis.
- 7 juin, sabotage de la voie ferrée Montargis-Sens, en deux endroits. Le trafic est interrompu pendant 8 heures.
- 18 juin, sabotage sur la même ligne. Interruption du trafic pendant 58 heures.
- 22 juin, sabotage sur la route de Montargis à Sens. 5 camions allemands inutilisables, 5 blessés.
- 26 juin, sabotage de la voie ferrée.
- 27 juin, idem. Arrêt de 68 heures.
- 2 juillet, incendie de 15 wagons.
- 7 juillet, attaque d’une voiture de Gestapo ; libération de 4 camarades ; 2 Allemands sont blessés.
- 13 juillet, sabotage sur la voie ferrée. Un train déraille : arrêt de 122 heures.
- 14 juillet, action contre la gare de Saint-Germain-des-Prés. 5 wagons endommagés.
- 21 juillet, destruction au plastic de l’écluse de Montcresson.
- 22 juillet, destruction de l’écluse de Châtillon-Coligny. 25 péniches de ravitaillement allemand sont définitivement immobilisées.

Groupe du capitaine Pagnon opérant au sud de la Loire.
Le capitaine Pagnon a son P.C. à la mairie d’Olivet. Cette localité est entièrement aux mains des F.F.I. qui en ont organisé soigneusement la défense. 10 postes de garde et des barrages sont installés. Ces groupes étaient armés de fusils, F.M., mitraillettes et  bazookas. Les principaux chefs de groupe étaient. MM. Gentil, Soreau, Wilis, Brinon et Legrand.
- 18 août, attaque allemande près du pont d’Olivet. Un des nôtres est tué.
- 19 août, le groupe Labaille (15 hommes), en reconnaissance à Mareau, a un accrochage de 3 heures avec l’ennemi ; il perd 6 hommes ; 33 Allemands sont tués. Sur ordre, nos groupes décrochent dans la nuit et abandonnent la rive sud de la Loire.
- 20 août, au cours d’une affaire sur la rive droite  du Loiret, 2 Allemands sont tués, 3 prisonniers. Le nombre total des captifs est de 52 dont 30 par Brissard.
Les groupes reçoivent l’ordre de se replier sur le quartier Sonis, à Orléans. Le groupe SaintHilaire s’installe défensivement à la Chapelle.
- 23 août, la région entre la Loire et le Loiret est réoccupée, 12 prisonniers sont faits.
- 24 août, 3 Italiens se rendent à Saint-Cyr-en-Val.
- 25 août, Labaille et Gentil occupent de nouvelles positions défensives sur les ponts d’Olivet.
- 26 août, accrochages à Saint-Cyr et à la Petite-Cerise. 4 Allemands tués, 4 F.F.I. blessés. À 19 heures, les Allemands attaquent en poussant des femmes devant eux. Celles-ci se plaquent au sol, les F.F.I. tirent aussitôt et l’ennemi a de grosses pertes.
- Nuit du 25 au 26, parachutage d’armes dans les bois de Noras et de Folleville.

Groupes sud d’Orléans.
- 26 août, accrochages divers ; nous avons 2 blessés.
- 28 août, accrochages d’une rive à l’autre du Loiret ; nous avons un blessé grave (Baujean).
- 29 août, deux mortiers ennemis sont neutralisés par les Piat du groupe qui a 2 blessés.
L’ennemi a tenté à plusieurs reprises de franchir le Loiret. Il a été repoussé a chaque tentative avec de gros dégâts, les barques ayant été coulées.

Groupe de Saint-Jean de Braye.
- 16 août, attaque d’un groupe d’Allemands sur la route de Gien : 3 Allemands tués, 1 blessé.
Un peu plus tard, 2 autres sont abattus. Un autre groupe de 2 officiers et de 36 hommes se rend après un court combat.
Les groupes de Beaugency (1 F.F.I. tué, 1 blessé),  Briare, Partenay (20 prisonniers) participent à de nombreuses opérations et patrouilles dans leurs secteurs pendant la période de la Libération.

Maquis du bois Thomas.
- 9 août, le capitaine Raymond et le lieutenant Louis, forment un maquis dans le bois des Rochettes, au nord d’Ingrannes, avec des éléments venus de Pithiviers, Orléans (sergent Gauthier), Ingrannes, Sully-la-Chapelle et Nibelle.
De nouveaux éléments devaient se joindre à eux, les 10 et 11 août. Le sergent Gauthier est nommé chef du maquis. Des armes sont déterrées au carrefour des Néfliers, sur la route de Trainou à Chambon. Le 11 au soir arrive le lieutenant-colonel Zangerlin, commandant les différents maquis du secteur Nord.
- 12 août, le groupe Beauvy attaque les convois allemands passant sur la route de Pithiviers à Orléans. Un car, deux autos-touristes sont successivement immobilisés ; au total 41 Allemands sont abattus, les véhicules sont incendiés.
- 13 août, le camp est déménagé au Bois-Thomas, son emplacement ayant été révélé à l’ennemi par un traître qui est arrêté. Le groupe Aubre attaque une patrouille allemande, tue 4 ennemis et ramené un blessé. Louis et Raymond sont arrêtés par les Allemands à Chilleurs-les-Bois et exécutés sur-le-champ.
- 14 août, les Allemands recherchent l’emplacement du nouveau camp.
- 15 août, des hommes sont envoyés à Pithiviers, pour renouer les liaisons interrompues par la disparition des deux fondateurs du maquis.
- 16 août, une camionnette est capturée. Une patrouille allemande en vélo est surprise et a 5 tués (groupe Ménard).
De nuit, 2 arrestations de suspects sont effectuées sur ordre, à Trainou. Un engagement met aux prises un groupe commandé par Gauthier avec un poste de garde ennemi.
- 17 août, une patrouille, sous le commandement de Deschamps essaie d’entrer en liaison avec les troupes américaines. Elle ramène des armes abandonnées sur le terrain par l’ennemi après l’opération de la veille. Arrestation à Trainou du milicien Thierry.
- 18 août, le maquis fait mouvement sur Orléans qui a été libéré. Il cantonne à l’école normale du faubourg de Bourgogne puis prend part au défilé  qui a lieu sous le commandement du colonel O’Neill.
- 21 août, notre unité rejoint le camp de Seicherbières.
- 22 août, patrouilles de nettoyage dans les environs.
- Du 22 au 26 août, les patrouilles continuent. Le soldat Bonneval est blessé.
- 27 août, sur ordre, le détachement du lieutenant Gautier prend position sur les bords du Loiret,
pour relever le détachement d’Olivet qui se bat sans arrêt depuis plusieurs jours. Une sortie est effectuée immédiatement, qui entraîne la mort de 10 ennemis. Deux arrestations de suspects sont effectuées.
- 28 août, un duel s’engage entre les mortiers allemands et nos Piat. 13 Allemands sont abattus.
- 29 août, au cours de rencontres nocturnes de patrouilles, 7 Allemands sont tués. Notre détachement se replie au Nord de la Loire, sur ordre.
- 30 et 31 août, activités de patrouilles de surveillance.
- 1er septembre, le sous-lieutenant Dufresne retrouve 3  pièces de D.C.A. abandonnées par l’ennemi, ainsi que des quantités importantes de munitions diverses.
- 3 et 4 septembre, réoccupation des anciennes positions, les Allemands s’étant retirés.
De nombreux prisonniers allemands se présentent spontanément à nos postes avancés.
- 18 septembre, notre unité participe à la revue passée par le général De Gaulle, à Orléans.
Au début du mois d’octobre, nos unités sont rassemblées à la caserne Sonis, à Orléans. Elles seront appelées à constituer le 1er bataillon de marche du Loiret, qui deviendra par la suite le III/5.

Groupe Marceau.
Formé sous l’égide de plusieurs officiers, ce groupe prend part à la presque totalité des parachutages de Samatha. Il compte à son actif 23 missions de sabotage contre les voies ferrées et lignes téléphoniques d’Orléans-Montargis et Orléans-Pithiviers.
- 19 juillet, il fait sa liaison avec le maquis de Chambon.
- 20 juillet, attaque et destruction, en gare d’Ascoux, de 30 wagons.
- 29 juillet, accrochage d’un convoi ennemi à Mareau-aux-Bois ; 30 Allemands tués. Capture d’un camion, destruction de 4 autres.
- 30 juillet, accrochage à Courcy-aux-Loges.
- 6 août, décrochage et repli sur le maquis de Lorris, devant un ennemi supérieur en nombre.
- 12 août, attaque d’un convoi à Chicamour. 8 F.F.I. sont tués.
- 14 août, combats du maquis de Lorris.
- 16 et 17 août, combats de Châteauneuf-sur-Loire. Libération de la ville.
- 18 août, entrée à Orléans.
- 19 août, combats sur la rive Nord de la Loire.
- 24 août, mission à Paris ; accrochage dans la banlieue.
- 25 et 26 août, libération de Paris; combats à l’École militaire, à la Concorde et à la Chambre des députés.
29 au 31 août, nettoyage de la région de Pithiviers, de Sancerre et de Nevers.

Maquis de Breteaux.
Formé le 29 juin, il rallia le reste du groupe Marceau au maquis de Chambon.

Groupe Jolivet.
- 16 août, attaque d’un convoi de 10 voitures armées. Le chef de notre détachement est blessé.
Le groupe prend part à de nombreuses reconnaissances sur les bords de la Loire, et reçoit 2 parachutages.

Maquis de Sologne.
Le maquis de Sologne fut fondé et commandé par le commandant Thénard, aidé du capitaine Marcel et des lieutenants Pierre, René, Luc et Jean, tous membres des C.F. Vengeance.
Dès le mois de juillet, Thénard était en rapports avec le colonel Marc, chef des maquis de la région P2, et le capitaine Saint-Paul, du War Office.
La mobilisation eut lieu dans les premiers jours d’août.
Le maquis prit ses quartiers à la ferme de la Brosse, à Marcilly, dans un bois ; les principaux responsables, avec le lieutenant  Jean-Pierre et l’aspirant  Roger étaient sur place. Sept
pelotons furent mis sur pied de guerre ; quelques coups de mains furent effectués sur les voies de transmission de l’ennemi. Les renseignements de toute nature affluaient.
- Le 12 août, 3 agents français de la Gestapo furent abattus. L’effectif se montait à cette date à 100 hommes et 6 officiers. Des armes furent récupérées de ci, de là, dont deux mortiers Piat.
Les sabotages s’intensifiaient.
- Le 17 août, le maquis, qui comprenait alors 10 pelotons, prit part au combat de Beuvronne : une embuscade fut tendue à un convoi allemand comptant 500 hommes et se dirigeant vers la Mothe-Beuvron. Un vif engagement se déroula, au cours duquel 14 ennemis, dont un commandant furent abattus.
Les volontaires continuaient d’affluer, portant les effectifs à 300. Le savant et collaborateur notoire, Georges Claude, fut arrêté et gardé par les soins du maquis.
- Le 19 août, attaque du château de la Luzière, où sont retranchés une centaine d’Allemands. Le combat dura plusieurs heures et se solda, par deux  morts (Marcel Malarange et André Lefèvre), et cinq blessés de notre côté. L’ennemi prit la fuite, abandonnant 2 morts et 4 prisonniers dont un blessé. 50 tonnes de matériel furent récupérées. D’autres prisonniers furent faits les jours suivants.
- Le 22 août, une embuscade fut dressée à l’ouest de Ligny. Nous perdîmes un camarade (César Finance). Deux autres furent faits prisonniers et exécutés sur le champ (Angenault et de Fontenay).
- Le 23 août, le maquis fut cerné par les blindés allemands ; il parvint à décrocher le lendemain en direction de Saint-Cyr-en-Val et Saint-Jean-le-Blanc. Il arriva au complet, le lendemain, à Orléans, après avoir traversé la Loire en barque. Il fut caserné au quartier Sonis et rééquipé de neuf.
- Le 1er septembre, mouvement, sur la Charbonnière. L’activité fut marquée, les jours suivants, par des patrouilles diverses.
- Le 10 septembre, le bataillon, de retour à Orléans, rend les honneurs au général De Gaulle.
- Du 20 septembre au 5 octobre, le maquis de Sologne est progressivement incorporé à l’armée régulière, et entraîné. Il forme la 2e C.A.P.2, qui est dissoute le 15 novembre et va former le 2e bataillon de marche du Loiret. Il fait, le 13 décembre, son entrée à Blois. Par la suite, les anciens du maquis de Sologne devaient être incorporés au 95e RI (Rouen) et au 12e Dragons portés.

Groupe de Gien.
Le groupe était commandé par le lieutenant Ernest Bildstein, instituteur, qui avait suivi les cours de l’école des cadres de Cerisy. Après l’arrestation de Defaucamberge, il avait rejoint le maquis du Vercors et pris part aux combats qui s’y déroulèrent. Quand ce maquis fut dissous, il revint à Gien, le 15 mai 1944 et prépara le combat. Le 18 août, avec 3 camarades, au cours d’une mission, près de Saint-Goudon, il trouva une mort héroïque.

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Re: Activités des maquis de VENGEANCE dans le Loiret, du 15 février 1944 jusqu’aux combats de la Libération.

Message par sophie1976 le Mar 8 Mar - 1:12

Bonjour,

Quand le groupe Marceau est cité, s'agit-il de Marceau Jollivet ?

sophie1976

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