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Le LOIRET entre les mains de l'occupant

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Le LOIRET entre les mains de l'occupant

Message par Invité le Lun 8 Nov - 22:46


LE LOIRET ENTRE LES MAINS DE L'OCCUPANT
... DES MAINS TACHEES DE SANG


Au temps de cette première occupation, on parle de "Korrection" de la Wehrmacht. Il est vrai que tous les officiers et soldats allemands ne sont pas nazis, que certains se comportent très bien et souhaitent voir la guerre se terminer au plus vite. Mais les multiples excès de leurs confrères renforcent pour les français la haine de l'occupant. Des épisodes tragiques laisseront une profonde amertume dans le coeur des victimes comme la malheureuse histoire du 22 juin 1940 à Courtenay. En pleine nuit, des allemands célébrant l'Armistice, se rendent au presbytère où loge un prêtre fait auparavant prisonnier. Les soldats le tuent sauvagement puis continuent leur virée dans les rues avoisinantes. Ils se font ouvrir plusieurs maisons et s'emparent de cinq hommes et d'une femme qu'ils assassinent également. Le lendemain, ils massacreront un jeune homme qui ne donnera pas assez vite son vélo.



A Orléans, les occupants posent devant la statue de Jeanne d'Arc

De rares viols sont commis, ainsi que des pillages. On découvre parfois le corps d'un soldat africain, probablement trop noir pour le grand blond aryen. Le moindre geste inamical d'un habitant peut être prétexte à la désignation d'otages. De plus, certains officiers se permettent des exigences à l'égard des autorités locales comme le maire contraint de demeurer à leur disposition en permanence.
Après la mise en application de l'armistice, la plupart des communes sont débarassées de leurs occupants. Seules quelques garnisons restent dans les plus grandes villes : Oléans, Montargis, Pithiviers, ou encore Bricy (avec son aérodrome) et Gien (sa caserne de chars). A partir de 1943, des troupes réapparaîtront pour combattre la résistance.

Mais pour l'instant, le rôle de la Wehrmacht est plutôt administratif. Tout le département dépend de la Feldgendarmerie d'Orléans. En 1942, Montargis et Pithiviers ont même leur Ortskommandantur qui contrôlent et surveillent les administrations françaises.

Hormis quelques actes militaires, la présence de l'occupant reste discrète. Certains essayent de gagner la sympathie des français en organisant des concerts publics, en développant l'apprentissage de la langue allemande... Mais à part une minorité de profiteurs et de collaborateurs, les habitants sont animés par un violent ressentiment à l'égard de l'occupant. Les restrictions et les réquisitions souvent injustifiées deviennent insuportables : limitation de circulation, interdiction de rassemblement, couvre-feu... autant de contraintes pouvant être renforcées à la moindre incartade.

Selon l'armistice : l'occupé doit entretenir l'occupant. Les allemands profitent largement de ce décret. Leur but est de tirer le maximum de ressources nécessaires à leur économie de guerre. Ils fixent tout d'abord le taut du mark à 20 F (au lieu de 16 au change normal) et s'attribuent un rabais d'un quart sur le prix de leurs achats. Ainsi, le montant de la contribution imposée au Loiret s'élève à 134 000 F en 1942 et 120 000 F en 1943. Mais ce sont les paysans qui souffrent le plus à cause des prélèvements de leurs récoltes (en 1943-44 : 305 659 quintaux d'avoine, 274 533 quintaux de foin et 323 797 quintaux de paille sont réclamés) et des réquisitions de leurs chevaux (l'occupant en exige 400 pour le début du mois de janvier 1944). Un "marché Brun" se développe aussi avec des trafiquants français.

Non contents de supprimer aux habitants les denrées agricoles, les allemands préllèvent également en France la main d'oeuvre nécessaire à l'économie de guerre. Dès l'automne 1940, des bureaux de placement sont installés afin de recruter des travailleurs pour l'Allemagne. Devant le manque de succès "La Relève" puis le "volontariat forcé" sont instaurés. Fin décembre 1942, après les lois sur le S.T.O. votées par Vichy, 2 000 ouvriers du Loiret sont transférés outre-Rhin. Au printemps 1943, trois classes entières (40-41-42) sont destinées au même sort. mais de plus en plus, les réfractaires fuient dans les maquis pour y échapper.


Affiche convoquant les jeunes gens à se faire recenser pour le S.T.O.

Des travailleurs sont aussi emmenés en France sur les chantiers de la wehrmacht, de la Luftwaffe ou de la Kiegsmarine. Bien que dans leur pays, ces personnes arrachées de leur domicile perçoivent cela comme une véritable déportation. Pendant ce temps, les maires, chargés de désigner leurs administrés, se montrent de moins en moins coopérants. A cause des sabotages, des hommes sont chargés de monter la garde, pendant la nuit, le long des voies ferrées. Si une commune ne fournit pas son nombre de requis, elle doit payer une compensation.
Toutes les catégories sociales sont bientôt touchées, directement ou indirectement, par les mesures sévères de l'occupant.


Les occupants entrent à Orléans et marchent fièrement parmi les décombres.


Ici, des soldats allemands ont pillé et saccagé une classe. Sur un tableau, ils ont dessiné leur symbole : l'aigle et ils ont écrit : "Et nous avons tout de même bien vaincu !"


Des officiers allemands se détendent au stade, à Montargis.


La Croix-Rouge allemande installe une "Soldatenheim" à Montargis.


Des jeunes réfractaires au STO organisent une manifestation à Pithiviers. Dénoncés, ils seront arrêtés par les allemands, puis déportés ...


http://apprendreenligne.net/bouat_98_99/loiret2.html


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Re: Le LOIRET entre les mains de l'occupant

Message par Benoit Thiault le Dim 10 Mar - 23:10

A propos des crimes de Courtenay.
J'ai trouvé que les 7 soldats responsables des meurtres portaient des uniformes verts foncés presque noirs avec sur la manche droite l'inscription Adolphe Hitler. Auriez-vous des infos sur cette unité en juin 1940?
Par ailleurs le curé de Saint-Barthélemy d'Agenais Jean Loubier sergent-chef au 438e RI et prisonnier de guerre aurait-été surpris dans le presbytère en train de revêtir une soutane! Peut-être un élément d'explication qui serait la cause des exécutions sommaires?

Benoit Thiault

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Re: Le LOIRET entre les mains de l'occupant

Message par Invité le Lun 11 Mar - 8:11

je pense détenir une réponse mais elle reste à vérifier et je n'ai pas encore bien étudier 1940, mais ça ne serait tarder! En attendant j'ai trouvé ça:

Campagne de France

Lors de cette campagne, des membres de la LSSAH assassinent 85 prisonniers britanniques à Wormhout dans le Nord en mai 19403. Au mépris de la Convention de Genève4, les SS enferment les prisonniers dans une grange et y jettent des grenades. Seuls une quinzaine de prisonniers en réchapperont. La division se rassemble ensuite à 40 km de Cambrai, le 4 juin 1940. Elle atteint Soissons le 9 juin, et Villers-Cotterêts le 14 juin. La division poursuit sa percée vers Nevers. Le 19 juin 1940, elle atteint Moulins dans l'Allier. Le 21 juin, la Leibstandarte prend Clermont-Ferrand. Elle se dirige ensuite vers Saint-Étienne. Le 22 juin 1940, l'Armistice est conclu entre le IIIe Reich allemand et la France. Une parade militaire est prévue à Paris mais le projet est bientôt abandonné5.
La Leibstandarte SS Adolf Hitler stationne à Metz à partir du 13 août 1940. La division SS, dont les pertes s'élevaient à près de 500 hommes6 (environ 110 tués et 390 blessés), est réorganisée à Metz. Elle est renforcée de quelques bataillons et compte maintenant 6500 hommes (1 SS-Artillerie-Regiment, 1 SS-Pionier-Bataillon, 1 SS-Aufklärungs-Abteilung, 1 SS-Nachrichten-Kompanie, 1 SS-Bataillon). La division reçoit un nouvel étendard le 7 septembre 1940, au fort de Plappeville sur les hauteurs de Metz, en présence de Sepp Dietrich et du Reichsführer SS Heinrich Himmler7. Des éléments du régiment recevront un entraînement spécial dans le cadre de l’opération Seelowe. La division s'entraîne dans la vallée de la Moselle et les coteaux alentours. Une fois cette opération annulée, la Leibstandarte est dirigée au début de février 19418 vers un autre théâtre d’opération, à savoir les Balkans.


http://fr.wikipedia.org/wiki/1re_division_SS_Leibstandarte_Adolf_Hitler

En direction de Nevers, elle aurait bien pu passer par Courtenay?

Maintenant pour l'uniforme ça peut correspondre à cela:( c'est une page d'annonce mais il faut regarder tout en bas de la page il y a un uniforme)


http://fr.ioffer.com/i/tunique-adolf-hitler-de-laine-de-noir-du-ll-solides-solubles-panzer-de-ww-140697889

je pense que tu pourra comparer, si tu veux être plus sûr, je veux bien étudier la Photo.

Merovide cat

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Re: Le LOIRET entre les mains de l'occupant

Message par Benoit Thiault le Lun 11 Mar - 21:17

Je n'ai malheureusement pas de photos. Mais la description trouvé dans ce rapport aux AD semble correspondre "drap vert foncé presque noir".
En ce qui concerne les unités allemandes en juin j'ai peu d'info sauf sur celle des combats de GIEN dont le PC du général Von Leeper était à Courtenay le 17/06/1940.

Benoit Thiault

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