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La Conférence de BRIARE au Château du Muguet

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La Conférence de BRIARE au Château du Muguet

Message par Invité le Mar 31 Aoû - 21:29

J'ai trouvé des infos sur la Conférence de Briare :

" La Conférence de Briare est le nom donné à l'avant-dernière réunion du Conseil suprême interallié, une structure réunissant les chefs de gouvernement et les chefs militaires britanniques et français au début de la Seconde Guerre mondiale.

Elle se tient le 11 et 12 juin 1940 au château du Muguet, à Breteau dans le sud-est du Loiret, non loin de Briare. Cette réunion marque la première fracture entre les alliés Français et Britanniques sur la volonté de poursuivre de la guerre.

Le 5 Juin 1940, la Wehrmacht lance une offensive contre une armée française très affaiblie. Le gros du matériel a été perdu en Belgique et dans les Flandres et un tiers de ses troupes, dont les plus aguerries, ne sont plus opérationnelles.

Le gouvernement français et son administration se sont repliés sur Tours et les châteaux environnants le 10 juin au soir.

Le général Weygand, qui a remplacé le général Gamelin un mois plus tôt à la tête des armées françaises, a installé la veille le Grand quartier général sur le domaine de Vaugereau à Briare et lui-même et son cabinet occupent le château du Muguet à Breteau (dans le Loiret, à la limite de l'Yonne, 6 km au nord-est de Briare). Il songe alors à établir une ligne de défense Caen, Tours, Loire moyenne, Clamecy, Dijon et Dôle.

Dans l'après midi, Reynaud, lors d'une réunion au PC du général Doumenc dans le manoir de Vaugereau, avec Pétain (qu'il a nommé vice-président du conseil un mois plus tôt) et le général Weygand, accepte la proposition de ce dernier de déclarer Paris « ville ouverte ».

C'est Winston Churchill qui provoque cette réunion du Conseil suprême interallié que Reynaud se charge d'organiser. Le Royaume-Uni souhaitait savoir ce qu'envisageait le gouvernement français alors que ce dernier avait quitté Paris devant l'avancée allemande.

Cette réunion fera apparaitre une fracture entre Alliés et, côté français, entre responsables politiques et militaires.

Churchill et son secrétaire à la Guerre Anthony Eden arrivent le 11 juin 1940 à Briare. Leur avion se pose sur un petit aérodrome à côté de là8.

Sont présents côté britannique, Winston Churchill, Anthony Eden, les généraux Spears, délégué spécial britannique auprès du gouvernement français, Ismay et Dill5 et, côté français, Paul Reynaud, Philippe Pétain, Charles de Gaulle, Maxime Weygand et son adjoint le général Alphonse Georges5, le colonel Villelume, chef de cabinet au ministère de la Guerre et le diplomate Roland de Margerie5 (qui en fera le compte rendu officiel9).

Churchill désire voir la France poursuive la lutte, mais refuse d'engager son aviation. Reynaud et De Gaulle, sont du même avis. Ils désirent continuer le combat depuis l'Afrique du Nord et/ou depuis un éventuel « réduit breton ». L'avis de Pétain et Weygand est différent. Ces derniers songent déjà à l'armistice avec l'Allemagne.

La réunion va se tenir dans le décor champêtre et paisible du château du Muguet, un château de la fin du xixe siècle construit dans un style Louis XIII. Elle débute à 19 heures.
Au cours de ce conseil, vont apparaitre des tensions entre Français et Britanniques mais également des fractures entre les militaires et les dirigeants politiques français sur la poursuite ou non de la guerre.

Churchill, reprenant les idées de Reynaud et De Gaulle, partisans de continuer la lutte, suggère de « poursuivre dans diverses régions de la France une lutte de guérilla qui disperserait les efforts de l'ennemi ».
D'après les divers comptes-rendus, Churchill et Reynaud réaffirment le principe d'une farouche résistance militaire. Mais Weygand fait lui une présentation très pessimiste : il ne peut garantir que les « lignes tiennent encore demain ». Il demande donc le soutien massif de l'aviation britannique ajoutant : « S'il faut envisager l'occupation complète de la métropole, on en vient à se demander comment la France serait capable de continuer la guerre ».
L'idée du « réduit breton » étant abandonnée, Reynaud envisage la poursuite du combat dans l'espace colonial français, alors que Pétain et Weygand sont partisans d’un armistice rapide pour éviter l’anéantissement et l'occupation totale du pays.
Paul Reynaud rappelle alors à Weygand que la décision d'un armistice est d'ordre politique et ne relève pas du généralissime.

Churchill remarque que le seul membre du Gouvernement français à ne pas sombrer dans le pessimisme total est De Gaulle. Comme Churchill, celui-ci raisonne en terme planétaire et ne limite pas ce conflit, qu'il conçoit mondial, à un simple enjeu franco-allemand.

La réunion se poursuit dans la matinée du 12 juin. Le chef de la marine française, l'amiral François Darlan, rejoint la réunion. Face à l'inquiétude de Churchill sur l'avenir de la flotte française - alors une flotte moderne et après la Royal Navy, la plus puissante flotte européenne - il lui assure que jamais celle-ci ne tombera dans les mains allemandes.

La réunion s'achève sur un désaccord entre les deux camps, néanmois, Churchill obtient de Reynaud l'assurance qu'aucune décision définitive du Gouvernement français ne serait prise sans en référer aux Britanniques, et lui promet que le Royaume-Uni vainqueur restaurera la France « in her dignity and greatness » (« dans sa dignité et sa grandeur »). "




http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Briare


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