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Résistance : le groupe CHOLET de MONTARGIS

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Résistance : le groupe CHOLET de MONTARGIS

Message par Fab le Mer 3 Nov - 2:09




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Robert Cholet réside à Châlette, quartier de la Pontonnerie, chemin des vignes. Il est appariteur à la mairie de sa commune. Il est réfractaire au STO, devient clandestin.

Contacté par Robert Pichon, Cholet forme un nouveau triangle d'action dont il est à la tête. Barrier (ou Burda) se charge du matériel, de remettre en fusils, bicyclette... Sachs, dont la fille sera déportée, (cf.III/des récits... d'enfances brisées) essais de recruter des hommes pour former une équipe sûre : fin 1943, on dénombre 33 membres divisés en sous groupes :

- Roger Fouquereau(Triguères) et 3 réfugiés espagnols composent justice et fraternité avec Henry Marteau, Robert Gionnet (Triguères), 2 étudiants de Paris et les frères Messié.

- Chaintreau, basé à villemandeur avec les frères Bazille(Plateville).

- Le détachement Vengeance 2 de Châteaurenard.

- Le groupe Corse formé par Emile motterau, Gabriel Leudet de bûges, Jean Croizé et alexis kroll de châlette.

- Jean-Lamy avec André Pourreau de Châlette, André Pourreau de Châlette, Antoine Los Wilzinski (déserteur polonais de l'armée allemande) Ichkanian et Karayan (d'origine arménienne) et Nicolas Koutzévitch, un étudiant de vingt ans, fils d'émigrés russes.

Ainsi, le groupe Cholet regroupe d'aussi diverses nationnalités pour s'unir dans la Résistance contre l'ennemi.

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Un sabotage réussi du groupe Chollet

Baptisé comme Francs-tireurs et partisants (FTP), animé par le Front national (de tendance communiste), le groupe concentre ses actions dans le sabotage de voies ferrées.

Le 6 octobre 1943, le train 9172, convoi allemand de ravitaillement, déraille sur la ligne Nevers-Montargis. Le sabotage immobilise 17 wagons, la voie est inutilisable pendant près de 28 heures. Cholet, Barrier et Leudet, aidés par un agent de la SNCF ont déboulonné un rail de ses traverses de bois, puis le déplaçant doucement l'ont coincé dans cette position avec une barre de fer. Pour que ni contrôleur, ni allemands ne s'aperçoive du montage, ils le recouvrent d'une bande de papier noire.

Un sabotage réussi mais… le chargement n'est pas celui prévu. Le 18 février 1944, sur la ligne Montargis-Orléans, à Combreux, de nouveau un train déraille : c'est l'œuvre de Leudet, Koutzévitch et l'équipe Jean-Lamy pensant viser une vingtaine de wagons chargés d'obus… Leur but : arrêter le convoi avant qu'il n'atteigne la poudrière de Salbris, pour prendre les explosifs. Mais à Bellegarde, les wagons d'armes se rangent sur une voie de garage. Le train qui déraille est rempli de voyageur… par chance, personne n'est blessé, un peu secoué.

Jean-Lamy réussi un nouveau "coup" le 22 février, sur la ligne Nevers-Montargis au niveau de Solterre. Le train 4658 sort de son chemin au kilomètre 133. C'est tout un chargement de produits pharmaceutiques et de ravitaillements allemands qui est retardé.

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La ferme des Fouquereau (du détachement Justice) à Triguères est instaurée base clandestine du groupe Cholet.

Mais les femmes sont présentes également dans cette lutte pour la liberté : elles sont agents de liaison et sillonnent le département, à bicyclette, pour transmettre les messages (oraux) des chefs régionaux.

Du 28 janvier au 27 février 1944, le front national de Paris donnent l'ordre de " visiter " les mairies afin de recueillir des tickets d'alimentation. Grâce à ces derniers, revendus, on procure des fonds à la Résistance, des armes pour un éventuel débarquement allié. Mais une infime partie est conservée pour nourrir directement les résistants vivant clandestinement. Le groupe Cholet visite onze communes dont Corquilleroy, Ouzouer, chuelles… Beaucoup de secrétaires de mairie collaborent à la réussite du mouvement jusqu'à ce qu'une visite de trois hommes du détachement Jean-Lamy tourne mal…C'est le dimanche 27 Février 1944, ils reviennent d'une mairie et sont en route pour rejoindre le reste de Cholet. Deux gendarmes français les arrêtent : la fusillade éclate, un gendarme est tué. Leudet et Koutzévitch sont interpellés…

Une soixantaine d'arrestations décime le groupe Cholet, quarante sont maintenues. Robert Pichon en fait partie : arrêté le 21 Juin 1944, il n'aura pas la chance de s'évader cette fois-ci, interné à Compiègne puis déporté en Allemagne, où il décèdera le 15 Janvier 1945.

Chollet, Barrier, Sachs, prennent la fuite et se réfugient dans la ferme des Fouquereau.

A la libération, Chollet et Barrier rejoignent le groupe Hoche d'Amilly (avec Fernand Dunand). Une attaque près de Gy-les-Nonnains est organisée sur un convoi de six voitures allemandes transportant le général Arndt et son état-major, fuyant Montargis. Quatre morts et trois blessés, côté allemand ; le groupe Hoche est indemne...


Fab
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