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LES MASSACRES DE LA FORET D'ORLEANS 14 AOUT 1944

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LES MASSACRES DE LA FORET D'ORLEANS 14 AOUT 1944

Message par Invité le Mar 26 Oct - 22:00

http://apprendreenligne.net/bouat_98_99/massacres.html

Depuis un long moment déjà, les Allemands soupçonnaient la présence d'un maquis dans la région de Lorris. Un matin d'août 1944, trois soldats ennemis surprennent des FFI à "l'étang des bois", puis se heurtent à un barrage près de Thimory. De retour à Orléans, ils s'empressent de signaler la présence de ces "terroristes".
Un autre fait vient bientôt renforcer les doutes de l'ennemi. Une femme révèle l'emplacement d'un maquis vers Lorris à la Gestapo. Toutefois, même si cette action mérite d'être blâmée, elle est compréhensible : en effet, la jeune femme, victime de chantage, tenait à faire libérer son ami. D'autres dénonciations mènent les Allemands en forêt d'Orléans. Pourtant les maquisards ne croient pas au danger et M. Amary prétend même : " Ils peuvent venir ; on est en force pour les recevoir comme il convient."


Tel est le contexte qui prépare à la tragique journée du 14 août, que l'on peut diviser en deux phases :

la première, le matin durant laquelle les Allemands encerclent la forêt puis fusillent de jeunes hommes désarmés.
pendant la deuxième, qui commence vers 15 heures, ils combattent un détachement du maquis. Ils échouent et se replient dans la nuit.
Au centre de la forêt d'Orléans, quatre communes (Lorris, Les Bordes, Ouzouer-sur-Loire et Montereau) se rejoignent en un point appelé "carrefour d'Orléans". Quatre maisons y sont construites, habitées par des familles.
En ce matin du 14 août, seule une poignée d'hommes demeure au carrefour, restant en liaison constante avec le maquis. Dans l'infirmerie, installée non loin de là, seuls trois blessés de l'attaque de Chicamour ainsi qu'un malade se reposent.
Ce lundi matin, alors que se déroule l'inhumation de neuf victimes du 12 août, trois camions chargés de soldats allemands s'approchent dangereusement du carrefour d'Orléans. Afin de ne pas éveiller davantage les soupçons de l'ennemi, les troupes se cachent dans les maisons forestières. Seules quelques rafales de mitraillettes, résonnant ça et là, trouble la matinée. Ailleurs dans la forêt, les maquisards s'efforcent de faire disparaître tous les objets compromettants (brassards tricolores, armes, munitions, etc.)
Les Allemands poursuivent leur encerclement méthodique, n'arrêtant que de jeunes gens désarmés qu'ils rencontrent en chemin. Malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à découvrir le maquis. Un évênement inhabituel se produit alors : Paul Baudin, se redant à moto en direction du carrefour, est surpris par les allemands qui ouvrent le feu. Notre homme est touché et rampe jusqu'à un fossé où il se dissimule. Il réussit à rejoindre le garage, guidé par le coq du maquis. En effet celui-ci s'était échappé du poulailler le matin même et se trouvait, par un heureux hasard, près de Paul Boudin. Pendant ce temps, le commandant Charié est chargé d'appeler en renfort les groupes de résistance locale.


Mais les allemands progressent et encerclent maintenant tout le carrefour. Vers 13 h 30, des soldats arrivent de toutes les routes ou sortent des fossés ; au total 500 hommes se rassemblent, cernant les baraquements. Les ennemis font sortir les Français, y compris les blessés et les infirmières. Les allemands se livrent alors à un interrogatoire. Les captifs se disent ouvriers forestiers et prétendent ignorer le maquis. Des soldats profitent de l'occasion pour piller les maisons avoisinantes, quand soudain ils découvrent des brassards tricolores. Les français, incapables de fournir une explication valable à la présence de ces objets, sont alors considérés comme "terroristes" par les allemands satisfaits.

Les détenus, excepté l'infirmière, sont conduits sur la route puis abattus d'une balle dans la tête. En plus de ces quinze victimes, un corps calciné est retrouvé, puis dans la soirée, deux jeunes gens sont fusillés. Ainsi 18 hommes désormais périssent au carrefour, pour n'avoir pas trahi leurs compagnons. Seize autres maquisards trouvent la mort en forêt d'Orléans, dans des conditions injustes et révoltantes, certains subissant des services. Des allemands iront même jusqu'à faire creuser leur propre tombe aux martyrs.

Après ces exécutions, les bourreaux reviennent au carrefour où ils se font servir par Mme Renault. La pauvre femme ignore qu'ils viennent de tuer son fils. Les allemands, n'éprouvant aucun état d'âme, se remplissent la panse, avec bon appétit.


La seconde phase de cette journée du 14 août se résume à l'attaque du maquis. Furieux de leur échec au carrefour d'Orléans, les Allemands, équipés de matériel lourd, déclenchent une attaque générale. Ils reçoivent bientôt les renforts du régiment de sécurité 1010, dont un bataillon assaille à la même période le maquis de Chilleurs-aux-Bois.
A 14h30, l'offensive allemande commence par une reconnaissance des lieux par les blindés, qui n'iront pas bien loin, stoppés par les maquisards. Vers 16h00, ne supportant plus l'efficace défense française les Allemands montent à l'assaut de tous les côtés mais le combat tourne vite à l'avantage du maquis. Les ennemis, sentant leur défaite proche, bombarde le garage (créant un incendie) avant de se retirer. Vers 23h00, les allemands ayant abandonnés, les hommes quittent le maquis de Lorris.

Mais le bilan de cette triste journée n'était pas encore complet. Dans la soirée, un convoi automobile du maquis se dirige vers Ouzouer-sur-Loire quand il se heurte à un barrage allemand. Les F.F.I parviennent à forcer le barrage mais cinq d'entre eux y laissent la vie. Les allemands, mécontents d'avoir laissé passer les maquisards, décident de tirer sur tous ceux qu'ils rencontrent dans les environs. Ainsi, ils tuent quatre personnes dans le village d'Ouzouer, dont un enfant de cinq ans.
A tous les crimes vient s'ajouter le drame survenu à " l'Etang des Bois ".Lorsque M.Boussogne, le garde forestier rentre chez lui, les allemands lui demandent ses papiers. Se sentant perdu, il tente de s'enfuir mais un soldat le blesse .Il est alors transporté dans sa maison ,puis attaché sur son lit. Après avoir pillé la baraque forestière, les bourreaux l'incendient. Non loin de là, quatre maquisards sont abattus à leur tour par les allemands.
Pour clore cette longue liste de victimes, il faut parler de deux hommes capturés et fusillés par l'ennemi, ainsi que deux disparus qui, à ce jour, n'ont jamais été retrouvés.


Aujourd'hui, au carrefour d'Orléans, un monument témoigne de ces cinquante hommes courageux, qui jusqu'au bout sont restés patriotes, ne trahissant en aucun cas leurs camarades. Certains d'entre eux, ainsi que les victimes du combat de Chicamour, possèdent une tombe au carrefour. Des manifestations d'anciens combattants ont parfois lieu à cet endroit majeur de la Résistance du Loiret. Le musée de Lorris rend aussi hommage à ces hommes, victimes de la barbarie de l'ennemi qui, sentant la défaite proche, les a sauvagement assassinés.
Que ces journées des 12 et 14 août restent à jamais gravées dans les mémoires…

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Re: LES MASSACRES DE LA FORET D'ORLEANS 14 AOUT 1944

Message par Invité le Mer 27 Oct - 5:04

je connais bien labas a l epoque ou les sequoia geant etaient encore la......
j y allez avec mon père a l epoque...

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